L’auto-compassion préférable à la quête de l’estime de soi

Ilios Kotsou auto-compassion et estime de soi

Dans son ouvrage (souvent associé ou intégré à ses réflexions sur la lucidité et la sérénité), Ilios Kotsou s’appuie sur les travaux de chercheurs comme Kristin Neff pour démontrer que l’auto-compassion est un levier de bien-être bien plus stable et sain que l’estime de soi.

Voici la synthèse de ses propos sur cette distinction fondamentale :

1. Les limites de l’estime de soi

Kotsou souligne que l’estime de soi repose souvent sur une évaluation et une comparaison (Kotsou, 2014). Pour s’estimer, on cherche à être « au-dessus de la moyenne », ce qui crée plusieurs problèmes :

  • Instabilité : Elle fluctue en fonction des succès et des échecs.
  • Narcissisme : La quête d’une haute estime de soi peut mener à un ego boursouflé et au besoin de se sentir supérieur aux autres.
  • Évitement : Elle pousse à nier ou masquer ses faiblesses pour protéger son image de soi.

2. La force de l’auto-compassion

Contrairement à l’estime de soi, l’auto-compassion ne dépend pas d’un jugement de valeur. Elle consiste à se traiter avec la même bienveillance que l’on offrirait à un ami cher. Selon Kotsou, elle repose sur trois piliers (Neff, 2003 ; Kotsou, 2014) :

  • La bienveillance envers soi : Être doux plutôt que critique envers soi-même face à l’échec.
  • L’humanité commune : Reconnaître que la souffrance et l’imperfection font partie de l’expérience humaine partagée, ce qui réduit l’isolement.
  • La pleine conscience : Observer ses émotions douloureuses sans les ignorer, ni les amplifier par la rumination.

3. Pourquoi privilégier l’auto-compassion ?

  • Résilience accrue : Les études montrent que les personnes pratiquant l’auto-compassion se remettent plus vite des échecs car elles ne perdent pas d’énergie à s’auto-flageller.
  • Motivation réelle : Contrairement à l’idée reçue, être compatissant envers soi n’est pas de la complaisance. Cela favorise au contraire la volonté de s’améliorer, car le changement n’est plus dicté par la peur du jugement, mais par le soin de soi (Kotsou, 2014).
  • Stabilité émotionnelle : C’est un « système de sécurité » interne qui reste disponible même quand les choses vont mal, contrairement à l’estime de soi qui nous abandonne dès que nous échouons.

Apprivoiser les émotions avec Ilios Kotsou : Cette vidéo permet de mieux comprendre comment la bienveillance envers nos émotions difficiles est un pilier central de la sérénité telle qu’Ilios Kotsou l’enseigne.  

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