L’auto-compassion préférable à la quête de l’estime de soi

Ilios Kotsou auto-compassion et estime de soi

Dans son ouvrage (souvent associé ou intégré à ses réflexions sur la lucidité et la sérénité), Ilios Kotsou s’appuie sur les travaux de chercheurs comme Kristin Neff pour démontrer que l’auto-compassion est un levier de bien-être bien plus stable et sain que l’estime de soi.

Voici la synthèse de ses propos sur cette distinction fondamentale :

1. Les limites de l’estime de soi

Kotsou souligne que l’estime de soi repose souvent sur une évaluation et une comparaison (Kotsou, 2014). Pour s’estimer, on cherche à être « au-dessus de la moyenne », ce qui crée plusieurs problèmes :

  • Instabilité : Elle fluctue en fonction des succès et des échecs.
  • Narcissisme : La quête d’une haute estime de soi peut mener à un ego boursouflé et au besoin de se sentir supérieur aux autres.
  • Évitement : Elle pousse à nier ou masquer ses faiblesses pour protéger son image de soi.

2. La force de l’auto-compassion

Contrairement à l’estime de soi, l’auto-compassion ne dépend pas d’un jugement de valeur. Elle consiste à se traiter avec la même bienveillance que l’on offrirait à un ami cher. Selon Kotsou, elle repose sur trois piliers (Neff, 2003 ; Kotsou, 2014) :

  • La bienveillance envers soi : Être doux plutôt que critique envers soi-même face à l’échec.
  • L’humanité commune : Reconnaître que la souffrance et l’imperfection font partie de l’expérience humaine partagée, ce qui réduit l’isolement.
  • La pleine conscience : Observer ses émotions douloureuses sans les ignorer, ni les amplifier par la rumination.

3. Pourquoi privilégier l’auto-compassion ?

  • Résilience accrue : Les études montrent que les personnes pratiquant l’auto-compassion se remettent plus vite des échecs car elles ne perdent pas d’énergie à s’auto-flageller.
  • Motivation réelle : Contrairement à l’idée reçue, être compatissant envers soi n’est pas de la complaisance. Cela favorise au contraire la volonté de s’améliorer, car le changement n’est plus dicté par la peur du jugement, mais par le soin de soi (Kotsou, 2014).
  • Stabilité émotionnelle : C’est un « système de sécurité » interne qui reste disponible même quand les choses vont mal, contrairement à l’estime de soi qui nous abandonne dès que nous échouons.

Apprivoiser les émotions avec Ilios Kotsou : Cette vidéo permet de mieux comprendre comment la bienveillance envers nos émotions difficiles est un pilier central de la sérénité telle qu’Ilios Kotsou l’enseigne.  

Vœux 2026 : et si cette année, nous cultivions ce qui compte vraiment ?

Flexibilité & Valeurs Meilleurs voeux 2026 Agir selon ce qui compte

Chers lecteurs, chères lectrices,

En ce début de nouvelle année, l’air est souvent empli de résolutions, de grandes aspirations et de la douce promesse d’un renouveau.

Et si, pour 2026, nous allions au-delà des objectifs habituels pour cultiver quelque chose de plus profond et durable : la flexibilité psychologique ?

Le piège des « bonnes » résolutions

Nous l’avons tous expérimenté : la pression de devoir être « parfait », d’atteindre des idéaux qui, parfois, ne sont pas alignés avec nos valeurs profondes. Combien de résolutions de début d’année finissent par s’éteindre, nous laissant avec un sentiment d’échec ?

L’Approche par l’Acceptation et l’Engagement (ACT) nous invite à regarder les choses autrement. Plutôt que de lutter contre nos pensées ou émotions difficiles, elle nous propose de les accueillir, de les observer avec curiosité, et de choisir nos actions en fonction de ce qui donne réellement sens à notre vie.

2026 : Une année pour agir selon vos valeurs

Pour cette nouvelle année, je ne nous souhaite pas l’absence de défis – car ils font partie de l’expérience humaine. Souhaitons-nous plutôt la capacité d’accueillir ces défis avec souplesse, sans nous laisser emporter par les orages intérieurs.

Je vous souhaite d’identifier clairement ce qui compte le plus pour vous :
est-ce la connexion avec vos proches ?
L’épanouissement professionnel ? La créativité ? L’altruisme ?
Une fois ces valeurs éclaircies,
l’ACT nous aide à poser des actions concrètes, même petites, qui nourrissent ces piliers essentiels.

  • Faire de la place : Apprenez à observer vos pensées et émotions, agréables ou non, sans jugement. Elles sont comme des nuages qui passent dans le ciel.

  • Choisir sa direction : Clarifiez ce qui est vraiment important pour vous, au fond de vous.

  • Agir avec intention : Posez des gestes, même modestes, qui vous rapprochent de la personne que vous souhaitez être, et de la vie que vous souhaitez construire.

Une invitation à la flexibilité

Que 2026 soit une année d’exploration, d’apprentissage et d’engagement. Une année où, plutôt que de poursuivre un bonheur éphémère, vous construisez une vie riche et pleine de sens, petit pas après petit pas !

 

Je suis là pour vous accompagner sur ce chemin, si vous le souhaitez….

 

Fêtes de fin d’année : Et si on s’autorisait l’imperfection ?

Bonjour à toutes et à tous,

Nous y sommes. La dernière ligne droite de l’année. Les lumières scintillent dans les rues de Dinan, les agendas se remplissent, et une musique de fond semble nous répéter que c’est « la période la plus merveilleuse de l’année ».

Pourtant, dans mon cabinet de psychologie, j’entends souvent une autre musique. Celle de la pression. Pression d’être heureux sur commande, pression de réunir des familles parfois compliquées, pression du bilan de l’année écoulée, ou encore le pincement au cœur de la solitude qui résonne plus fort en décembre.

En tant que psychologue spécialisée en Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC) et en Thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT), je voulais vous offrir un message un peu différent pour cette fin d’année. Un message qui, je l’espère, vous permettra de respirer un peu mieux.

1. Le droit à l’émotion « mixte » (L’approche ACT)

L’ACT nous enseigne que lutter contre nos émotions est souvent plus douloureux que l’émotion elle-même. Si cette période vous rend à la fois joyeux ET nostalgique, stressé ET excité, triste ET reconnaissant : c’est normal.

Vous n’avez pas à choisir. Vous n’avez pas à « réparer » votre tristesse pour avoir le droit de manger de la bûche. Cette année, essayez d’accueillir tout le spectre de vos ressentis, comme des invités à votre table. Certains sont plus bruyants que d’autres, mais il y a de la place pour tout le monde. C’est cela, la véritable acceptation.

2. Assouplir les « Il faut que… » (L’approche TCC)

La TCC nous invite à examiner nos pensées automatiques. En décembre, elles ressemblent souvent à ça :

  • « Il faut que (le repas soit parfait). »

  • « Je dois absolument (être de bonne humeur pour les enfants). »

  • « Si je suis seul(e) à Noël, c’est que j’ai raté quelque chose. »

Ces pensées rigides sont des pièges. Essayez de les remplacer par des pensées plus flexibles : « J’aimerais que le repas soit bon, mais s’il est juste correct, ce sera bien aussi », ou « Je peux ressentir de la fatigue tout en profitant de ma famille ».

3. Des valeurs plutôt que des résolutions

Bientôt viendra le temps des fameuses « bonnes résolutions », souvent intenables et culpabilisantes dès le 15 janvier.

Plutôt que de vous fixer des objectifs rigides pour l’année prochaine (qui sont souvent des moyens de contrôle), je vous invite à réfléchir à vos valeurs.

Qu’est-ce qui est important, au fond de votre cœur ? Est-ce la connexion aux autres ? La créativité ? Le soin de votre santé ? La nature ?

Au lieu de dire « Je dois perdre 10kg en janvier », une approche basée sur les valeurs dirait : « En 2026, je souhaite honorer mon corps avec bienveillance car ma santé est importante pour moi ». La direction compte plus que la destination.

Mon vœu pour vous

Depuis mon cabinet près de Dinan, je vous souhaite une fin d’année sous le signe de la douceur envers vous-même.

Je vous souhaite de trouver de petits moments de présence, une respiration consciente en regardant les décorations, une marche revigorante le long de la Rance, ou un moment de connexion authentique, même imparfait, avec un proche.

Prenez soin de vous, exactement là où vous êtes.

 

Chaleureusement,

Pascal GAUTIER
Psychologue (ACT & TCC)

Le Krav-Maga thérapeutique

 Le Krav Maga thérapeutique, proposé par le psychiatre Armand Cabasson, complète un protocole standard de Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC) pour traiter le Trouble de Stress Post-Traumatique (TSPT) suite à une agression, en ajoutant trois séances spécifiques . Il utilise des techniques d’activation comportementale, d’exposition émotionnelle et de traitement de la mémoire traumatique via des stimulations sensorielles (bottom-up), permettant au patient (désigné comme « défenseur ») d’achever mentalement les gestes de défense inachevés lors du trauma et de créer un « scénario gagnant » de riposte et fuite réussie .

Le protocole débute par une séance préparatoire en cabinet pour choisir un « point de divergence » dans le souvenir de l’agression (point de répétition, hot spot ou moment tolérable), suivie d’une séance in vivo dans un club de Krav Maga avec un instructeur, un partenaire simulant l’agresseur et une personne-ressource ; le défenseur répète une séquence réaliste de défense-riposte-fuite en variant les stimuli sensoriels (vêtements, sons, odeurs) pour graver ce nouveau souvenir en concurrence avec le trauma . Une troisième séance en cabinet permet verbalisation, feedback et préparation à une consolidation (répétitions motrices, visualisations, vidéos) pour renforcer l' »aiguillage » des souvenirs répétitifs vers cette répétition positive .

Cette approche cible les adultes, adolescents et enfants victimes d’agressions avec syndrome d’intrusion (flashbacks, cauchemars), en restaurant le sentiment d’efficacité personnelle via quatre mécanismes : lutte contre l’évitement, traitement ascendant de la mémoire traumatique fragmentée, achèvement des actions inachevées et rescripting cognitif .

L’article en accès libre : https://armand-cabasson.com/2021/11/10/krav-maga-therapeutique/

Le paradoxe du mieux-être : Accueillir plutôt que rechercher

Nous arrivons souvent en thérapie avec un objectif précis : rechercher le calme, la confiance ou le bonheur, et éliminer l’anxiété ou la tristesse.

Pourtant, en ACT (Thérapie d’Acceptation et d’Engagement), nous découvrons que cette « recherche » est souvent le moteur même de la souffrance.

Le piège de l’évitement expérientiel

Lorsque nous cherchons activement à modifier ou supprimer nos états internes (pensées, émotions), nous entrons dans ce que la littérature scientifique nomme l’évitement expérientiel.

Les recherches démontrent que plus nous tentons de supprimer une pensée ou une émotion, plus celle-ci tend à revenir avec intensité et fréquence (Wenzlaff & Wegner, 2000). De plus, la rigidité psychologique résultant de cet évitement est fortement corrélée à une augmentation de la détresse psychologique et des troubles anxieux (Hayes et al., 2006).

« Ce à quoi l’on résiste persiste. »— Adage inspiré de C.G. Jung

 

Le changement de posture : Accueillir

L’alternative proposée par l’ACT n’est pas la résignation, mais l’acceptation active ou l’expansion. Il s’agit de créer de l’espace pour nos ressentis, sans chercher à les manipuler.

Pourquoi changer cette posture ?

  • Réduction de la lutte : En arrêtant de tirer sur la corde contre le « monstre » de l’anxiété, nous récupérons l’énergie perdue dans ce combat inutile.

  • Liberté d’action : L’acceptation permet d’agir en direction de ses valeurs (ce qui compte vraiment pour nous) même en présence d’émotions difficiles (Bond et al., 2011).

En pratique

Au lieu de vous demander « Comment faire disparaître cette sensation ? » (Recherche), essayez de vous demander : « Puis-je faire de la place à cette sensation tout en continuant à faire ce qui est important pour moi maintenant ? » (Accueil).

C’est là que réside la véritable flexibilité psychologique : non pas dans l’absence de douleur, mais dans la capacité à avancer avec elle, sans qu’elle ne dirige notre vie.


Références scientifiques citées

  • Bond, F. W., et al. (2011). Preliminary psychometric properties of the Acceptance and Action Questionnaire–II: A revised measure of psychological inflexibility and experiential avoidance. Behavior Therapy.

  • Hayes, S. C., et al. (2006). Acceptance and Commitment Therapy: Model, processes and outcomes. Behaviour Research and Therapy.

  • Wenzlaff, R. M., & Wegner, D. M. (2000). Thought suppression. Annual Review of Psychology.

Une nouvelle étape pour le cabinet – Pascal GAUTIER

Portrait Pascal GAUTIER

✍️ Préparer l’avenir : Un aménagement de l’activité en douceur

Chers patients, chers lecteurs,

Après de nombreuses années d’exercice passionnant en tant que psychologue en libéral, le moment est venu d’entamer une nouvelle étape. J’ai pris la décision d’aménager progressivement mon activité professionnelle en vue de mon départ à la retraite, afin d’assurer une transition aussi douce que possible, à la fois pour moi et pour les personnes que j’accompagne.

Cette démarche de « pré-retraite » est mûrement réfléchie et s’étalera sur les prochains mois. Elle vise à continuer de vous offrir un accompagnement de qualité tout en respectant un nouveau rythme.


Ce qui change, et quand ?

L’aménagement de l’activité se déroulera en deux phases principales :

1. Date limite pour les nouveaux suivis (Jusqu’au 1er juillet 2026)

Soucieux de pouvoir accompagner toute personne engagée dans un travail thérapeutique sur une durée cohérente, j’ai fixé une date limite pour l’accueil de nouveaux patients :

  • J’accepterai les nouvelles demandes de premier rendez-vous jusqu’au 1er juillet 2026.
  • Après cette date, l’activité sera exclusivement dédiée aux suivis déjà en cours.
  • Point pratique : Le délai pour obtenir un premier rendez-vous est actuellement d’un mois. Si vous souhaitez entamer un travail avant cette échéance, je vous invite donc à prendre contact sans tarder.

2. Changement de rythme hebdomadaire (Dès août 2026)

À partir du mois d’août 2026, l’organisation du cabinet passera à un rythme d’activité réduit :

  • Mon activité sera concentrée sur une semaine sur deux.
  • Cette nouvelle organisation réduira naturellement le nombre de créneaux disponibles. Les plages de rendez-vous seront prioritairement réservées aux suivis déjà engagés afin de garantir la continuité et la régularité de leur travail thérapeutique.

Une continuité assurée

Je tiens à vous assurer de mon engagement total durant cette période de transition. Les suivis en cours ne seront pas impactés par ce changement de rythme avant août 2026, et la priorité sera donnée à la continuité de la thérapie pour les patients actuels.

Je vous remercie pour votre compréhension et la confiance que vous m’accordez depuis toutes ces années.

Pour toute question ou pour prendre rendez-vous, veuillez consulter la section « Contact » du site ou utiliser l’outil de prise de rendez-vous habituel.

Pascal GAUTIER

Psychologue


L’efficacité en combat de rue : au-delà de l’art martial

Il est très fréquent, pour un pratiquant, de croire que son art martial ou son sport de combat est le plus efficace dans une situation de combat de rue.

Cette conviction peut être rassurante et motivante, mais elle repose souvent sur une vision idéalisée de l’art et une sous-estimation des défis imprévisibles du monde réel.

Un combat de rue est radicalement différent d’un entraînement ou d’une compétition.

Il n’y a pas de règles, pas d’arbitre, pas de tapis de sol, et des facteurs comme la surprise, l’environnement (sol dur, obstacles), les armes, et la présence de plusieurs agresseurs peuvent rendre une technique théoriquement efficace complètement inadaptée.

Le biais de confirmation : un raccourci mental puissant

Un biais cognitif est un raccourci mental qui nous pousse à prendre des décisions irrationnelles ou à tirer des conclusions hâtives. Dans ce cas précis, le biais principal est le biais de confirmation.

Le biais de confirmation est la tendance à rechercher, interpréter, et favoriser les informations qui confirment nos propres croyances ou hypothèses. En même temps, nous avons tendance à ignorer ou à minimiser les preuves qui contredisent nos croyances.

Comment cela se manifeste-t-il chez les pratiquants ?

  • Le pratiquant de MMA* va se souvenir des vidéos où les combattants dominent facilement leurs adversaires dans une bagarre de rue, mais oubliera les cas où les techniques de ground-and-pound ne sont pas adaptées.
  • Celui de JJB* se concentrera sur l’efficacité des étranglements et des clés articulaires, ignorant que tenter une amenée au sol sur du béton face à plusieurs adversaires peut être extrêmement dangereux.
  • Le pratiquant de Krav Maga* se focalisera sur les techniques « réalistes » de self-défense, tout en ignorant le fait que ces techniques ne sont parfois pas assez entraînées sous stress pour être utilisées de manière instinctive, voire être désarçonné en recevant un coup violent.
  • Le Boxeur se concentrera sur la puissance et l’efficacité de ses coups de poing, mais minimisera le risque de coups de pied, d’un takedown (mise au sol) ou d’une saisie de la part d’un adversaire.
  • Le Karatéka pensera à la rapidité et à la précision de ses coups, tout en ignorant que la plupart des techniques sont enseignées avec un partenaire coopératif (sans arme) et pas toujours adaptées à une situation où l’adversaire n’est pas fair-play.
  • Etc.

Le cerveau filtre activement les informations pour valider l’investissement en temps et en effort que l’individu a mis dans son art martial.

Autres biais potentiels :

Bien que le biais de confirmation soit le plus pertinent, d’autres biais peuvent entrer en jeu :

L’effet Dunning-Kruger :

Avec ce biais cognitif, les personnes les moins qualifiées dans un domaine surestiment leurs compétences, tandis que les plus qualifiées ont tendance à les sous-estimer. Il est, par ailleurs, très présent sur les réseaux sociaux ainsi que le biais de confirmation.

Chez le débutant, il y a une tendance à surestimer ses propres compétences et à se croire plus efficace qu’il ne l’est réellement, car l’individu n’a pas encore le niveau de connaissance nécessaire pour reconnaître ses propres lacunes.

Le biais endogroupe (in-group bias) :

Une préférence pour les membres de son propre groupe (dans ce cas, les autres pratiquants de son art martial). Cela peut mener à la conviction que son art martial est naturellement supérieur aux autres.

L’efficacité réelle : l’importance du pratiquant

En fin de compte, l’efficacité dans une situation de danger ne dépend pas tant de l’art martial lui-même que de l’individu qui le pratique. Ce qui est probablement le plus important, c’est  :

  • La capacité à rester calme sous une pression extrême.
  • L’entraînement pour désamorcer les situations avant qu’elles ne deviennent physiques.
  • La qualité et pertinence des enseignements reçus.
  • L’entraînement à haute intensité avec des situations et partenaires variés, pour gérer le stress et la fatigue.
  • L’adaptabilité et la créativité pour improviser.

Le « meilleur » art martial est celui qui vous donne, pour ces situations extrêmes, les outils pour survivre et vous aide à développer l’humilité et la conscience de soi.

La meilleure défense dans la rue reste avant tout l’évitement. L’objectif principal est d’éviter toute confrontation physique si possible. Cela peut passer par la fuite, la désescalade verbale, ou l’utilisation de techniques de soumission pour se dégager et s’échapper. L’usage de la force physique doit toujours rester le dernier recours.

L’objectif est de se mettre en sécurité, pas de neutraliser l’agresseur de manière disproportionnée.

Pour aller plus loin sur ce dernier aspect, voir l’article 122-5 du Code Pénal : La Légitime Défense


*JJB : Jiu-Jitsu Brésilien, art martial brésilien se concentrant sur le grappling (lutte) et le combat au sol avec des racines dans le judo et le jiu-jitsu japonais

*MMA : Arts Martiaux Mixtes, sport de combat qui combine des techniques issues de diverses disciplines, incluant la frappe (boxe, kickboxing) et la lutte (JJB, judo, lutte)

*Krav-Maga : système d’autodéfense militaire avec adaptation pour le civil, qui utilise des mouvements instinctifs pour neutraliser rapidement une menace. Son but est de répondre efficacement et simplement à des situations de danger réelles.

Pourquoi ne pas hiérarchiser les émotions

👉 Les 4️⃣ émotions de base : pourquoi il ne faut pas les hiérarchiser ⚖️.

🤔 Plutôt dans la joie 😄 ou dans l’évitement de la tristesse 😥 ?

Pourquoi il ne faut pas « classer » les émotions comme « bonnes » ou « mauvaises » ?

🧠 Les #neurosciences nous montrent que la peur, la colère, la joie et la tristesse ont toutes un rôle fonctionnel, ancré dans notre évolution 📈.

💡 Selon Antonio DAMASIO (1999), chaque émotion déclenche un « marqueur somatique » qui guide nos décisions, même inconsciemment.

Par exemple : la peur 😨 favorise l’évitement, la colère 😠 mobilise pour défendre une intégrité, la tristesse 😥 pousse au repli protecteur, la joie 😄 renforce les liens et les apprentissages.

🔬 Des travaux récents (SAARIMÄKI et al., 2016) ont montré que ces émotions activent des patterns corporels distincts, observables dans plusieurs cultures 🌍. Preuve qu’elles sont à la fois universelles 🌐 et nécessaires.

🇫🇷 Et en France, dans nos contextes scolaires 🏫 ou professionnels 💼, combien d’enfants et d’adultes sont encore sanctionnés pour avoir manifesté… une émotion pourtant normale et régulatrice ? 🤷‍♀️

🎯 L’objectif est de les reconnaître 👀, de les nommer 🗣️ et de comprendre leur message 💬. C’est aussi une compétence clé dans les troubles du neurodéveloppement.

Texte et infographie de Fabrice PASTOR 

Le temps, une illusion cérébrale ? Comment notre cerveau perçoit les secondes qui filent

La recherche sur la perception du temps révèle que notre « temps psychologique » ne coïncide pas parfaitement avec le « temps physique », bien qu’il ne soit pas totalement déconnecté. Le projet CHRONOLOGY vise à comprendre comment le cerveau construit une cartographie du temps, posant l’hypothèse que ces mécanismes neuronaux sont communs à différentes espèces.

Des études récentes ont identifié des « neurones temporels » dans le cerveau humain, notamment dans l’hippocampe, essentiels à la mémoire épisodique et à l’organisation temporelle des souvenirs. Ces découvertes suggèrent l’existence d’un système cérébral stable pour représenter le temps, permettant de se projeter dans le passé et le futur et de prendre des décisions. La perception du temps est également influencée par des facteurs émotionnels et physiologiques, le danger ou les émotions intenses pouvant dilater le temps perçu.

Pour aller plus loin : https://www.polytechnique-insights.com/tribunes/neurosciences/cerveau-comment-ressentons-nous-le-temps/

Comment mieux partager les tâches à la maison ?


couple tâches ménagères

Votre objectif est que votre conjoint (ou votre enfant) participe davantage aux tâches quotidiennes, et c’est une excellente chose pour votre équilibre de couple (ou familial) et votre bien-être !

Voici quelques clés, inspirées de la psychologie sociale, pour vous aider à y parvenir :

1. Clarifiez ce qui compte pour vous

  • Pourquoi est-ce important ? Prenez un instant pour vous : qu’est-ce que ce partage changerait pour vous ? Plus de sérénité ? Moins de stress ? Plus de temps pour vous deux ? Le fait de savoir ce qui compte vraiment vous donnera de la motivation et de la clarté.
  • Soyez précis.e. Au lieu de « Il faut qu’il aide plus », dites-vous : « J’aimerais qu’il/elle s’occupe de la poubelle tous les soirs » ou « J’aimerais qu’il/elle donne le bain un soir sur deux ». Plus c’est clair, plus c’est facile à demander et à réaliser.

2. Gérez vos pensées et émotions

  • Laissez passer les idées négatives. Vous allez peut-être vous dire : « Il/elle ne changera jamais » ou « Ça ne sert à rien de demander ». Ces pensées sont normales, mais ne les laissez pas vous arrêter. Imaginez-les comme des « passagers » dans un bus : ils sont là, ils parlent, mais c’est vous qui tenez le volant.
  • Accueillez l’inconfort. Demander des choses ou changer des habitudes peut être stressant ou frustrant. C’est OK de ressentir ça. L’important est de ne pas laisser cet inconfort vous empêcher d’agir pour ce qui est important pour vous.

3. Agissez concrètement

  • Communiquez calmement et clairement. Quand vous parlez à votre conjoint, exprimez vos besoins sans reproche : « J’ai besoin d’aide pour… », « Je me sentirais vraiment soulagé.e si… », plutôt que « Tu ne fais jamais… ».
  • Commencez petit. Ne visez pas un grand chamboulement du jour au lendemain. Proposez une ou deux tâches spécifiques. Un petit succès est un bon début !

4. Encouragez les efforts (C’est la clé !)

  • Remerciez et valorisez. Dès que votre conjoint fait un effort, même minime, montrez votre reconnaissance. Dites : « Merci d’avoir vidé la poubelle, ça m’aide beaucoup ! » ou « J’apprécie vraiment que tu aies géré le bain, ça m’a permis de me reposer. » Soyez spécifique.
  • Ne refaites pas la tâche. Si votre conjoint fait une tâche, même si ce n’est pas exactement « à votre manière », résistez à l’envie de la refaire. C’est important qu’il sente que son aide est utile et suffisante.
  • Mettez en avant les bénéfices pour vous deux. Si le partage libère du temps, suggérez une activité agréable à faire ensemble : « Maintenant que le ménage est fait, on peut regarder ce film tous les deux. »

En pratiquant ces points, vous l’aiderez à s’impliquer davantage, et vous créerez un équilibre plus serein à la maison. Vous êtes le conducteur de votre vie, et vous avez les outils pour avancer dans la direction qui vous correspond !

Référence bibliographique :

  • Joule, R. V., & Beauvois, J.-L. (2024). Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens. Presses Universitaires de Grenoble (PUG).Ce classique de la psychologie sociale (4e édition depuis 1987) explore la théorie de l’engagement, montrant comment nos actes, même minimes, nous engagent et influencent nos attitudes futures. Les auteurs expliquent comment de petites requêtes peuvent générer des changements de comportement plus significatifs. Pour votre page, ce livre éclaire pourquoi clarifier les attentes, commencer par de petites actions concrètes, et valoriser les efforts de votre partenaire sont des clés puissantes pour initier et consolider le partage des tâches au sein du couple. C’est la base scientifique des changements durables par l’action.
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