Éligibilité et critères d’exclusion au dispositif
Le cadre réglementaire du dispositif (arrêtés du 8 mars 2022 et du 24 juin 2024) définit les situations qui ne relèvent pas d’un accompagnement psychologique de première intention en libéral. Dans ces cas, une prise en charge spécialisée ou pluridisciplinaire est requise.
Cas ne relevant pas du dispositif
L’orientation vers un psychiatre ou une structure spécialisée est nécessaire pour les situations suivantes :
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Pour les adultes :
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Risques suicidaires ou antécédents psychiatriques lourds (au cours des 3 dernières années).
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Formes sévères de dépression, de troubles anxieux ou alimentaires.
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Dépendance aux substances psychoactives.
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Troubles neuro-développementaux sévères.
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Patients en ALD, en invalidité pour motif psychiatrique, ou en arrêt de travail prolongé (> 6 mois) pour raisons de santé mentale (ou l’ayant été il y a moins de 2 ans).
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Pour les mineurs (enfants et adolescents) :
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Signes de gravité (troubles alimentaires, retrait social majeur, troubles du comportement sévères).
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Troubles neuro-développementaux.
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Dépendances aux substances.
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Jeunes actuellement suivis en pédopsychiatrie (ou l’ayant été durant les 2 dernières années).
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À noter :
Dans le cadre du dispositif « Mon Soutien Psy », mon cabinet accompagne exclusivement les mineurs répondant à certains critères spécifiques (par exemple : adolescents à partir de 12 ans, ou problématiques ciblées).
Pour toute demande concernant un enfant ou un adolescent, je vous invite à me contacter préalablement afin de confirmer si la situation relève de mon champ d’intervention conventionné.
Situations particulières et traitements
Sous certaines conditions, l’accès au dispositif reste possible pour les patients sous traitement :
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Avis psychiatrique requis : Pour les patients présentant un trouble bipolaire, borderline ou sous traitement psychotrope complexe, l’accompagnement peut être validé après avis formel d’un psychiatre.
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Orientation médicale directe : Un médecin peut orienter un patient vers le dispositif si le traitement médicamenteux est récent (antidépresseurs depuis moins de 6 mois, ou hypnotiques/benzodiazépines depuis moins d’un mois).
Évolution du suivi et concertation médicale
La collaboration avec le médecin traitant ou le psychiatre est essentielle durant le parcours de soin (jusqu’à 12 séances par an). Un avis médical — pouvant être transmis par simple échange (mail, téléphone, courrier) — doit être sollicité si :
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L’état du patient ne s’améliore pas ou s’aggrave.
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La pathologie initiale se révèle plus complexe que prévu.
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Un critère d’exclusion apparaît en cours de suivi.
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Un renouvellement des séances est envisagé dans la limite annuelle autorisée.
