De quel psy… parlons-nous ?

Psychiatre, Psychologue, Psychothérapeute, Psychopraticien, Psychanalyste ?

Comment s’y retrouver ?

Il existe encore aujourd’hui, même chez certains professionnels de la santé, des confusions entre ces différents termes.

Tous ces «psy…» ont en commun de s’intéresser à la psyché humaine, aux processus psychologiques. Les uns par le biais d’une approche scientifique, les autres de manière plus empirique, voire philosophique. La plupart exerce dans le domaine du soin, certains psychologues – comme nous le précisons plus loin – dans des domaines différents.

Tentons de clarifier ces classifications, notamment au regard de leur cursus préalable en France…                                                  Lecture d’environ 6 min.

Psy...

Le psychiatre

Il est d’abord médecin, donc titulaire d’un doctorat, ayant suivi un premier parcours universitaire commun à tous les docteurs en médecine.

Après un cursus de 10 années, il a obtenu un DES (Diplôme d’Etudes Spécialisées).
Comme d’autres peuvent s’orienter vers la cardiologie, la gériatrie, etc., le psychiatre s’est spécialisé dans la maladie mentale.

A noter que les pédopsychiatres, comme le nom l’indique, sont des psychiatres spécialistes des enfants.

Psychiatres et pédopsychiatres prescrivent par le biais d’une ordonnance des psychotropes : neuroleptiques, anxiolytiques, antidépresseurs, normothymiques (régulateurs de l’humeur), hypnotiques.

Ils réalisent des diagnostics, prescrivent et administrent un traitement (médicamental et/ou psycho-thérapeutique) pour lutter contre les souffrances psychiques ou les troubles psychiatriques.

Psychothérapie verbale

Ils peuvent exercer en institution publique, dont les hôpitaux spécialisés, ou en cabinet libéral.

Le psychiatre n’a pas forcément suivi une formation longue en psychothérapie, même s’il a une connaissance des principales approches.

Le psychologue

Le psychologue a validé un cursus universitaire de cinq années après le BAC, sanctionné, avant la réforme, par un D.E.S.S. à visée directement professionnelle (Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées, avec un stage pratique en entreprise), ou un D.E.A. , initiant en général un Doctorat (Diplôme d’Etudes Approfondie, avec depuis plusieurs années la possibilité d’un stage pratique conférant le titre de psychologue). Ces deux cursus sont axés dès le départ sur la psychologie, en plus de cours de biologie, statistiques et méthodologie.

Depuis 2002 et la réforme  (BAC +) “3-5-8”, Licence-Master-Doctorat – L.M.D., avec l’harmonisation européenne des grades universitaires, le D.E.S.S. et le D.E.A. ont été remplacés  par le diplôme de Master (M2 ou Master 2è année), également de niveau BAC+5.

NOTE : La majorité des psychologues français n’a pas de doctorat en psychologie. C’est donc une erreur de les appeler Docteur. Il est par ailleurs possible d’avoir le titre de Docteur en psychologie, sans avoir le titre de psychologue !

Le diplôme de psychologue est reconnu par l’État depuis 1985. L’usage du titre de psychologue est donc réglementé et protégé.

L’usurpation du titre de psychologue est un délit (infraction prévue par l’article 433-17 du code pénal).

Là où réside la confusion, c’est que la majorité des psychologues n’est pas psychothérapeute, c’est à dire que ces psychologues n’exercent pas leur activité en face à face avec une personne en souffrance psychologique.

psychologue

Ils peuvent exercer dans des fonctions différentes sans la mise en avant de leur titre. Nous pouvons ainsi les trouver dans le service des Ressources Humaines d’une entreprise, ou dans des missions de recrutements. Ils peuvent être présents dans la formation ou l’orientation professionnelle (conseiller en bilan de compétences, psychologue scolaire).

La psychologie couvre en effet de nombreux domaines différents.

Citons :

    • La psychologie cognitive appliquée essentiellement aux connaissances, aux apprentissages, aux évaluations intra-psychiques. Elle est aussi la base des approches en psychothérapie des T.C.C.
    • La psychologie sociale, qui s’intéresse aux effets des interactions sociales sur l’individu.
    • La psychologie du travail  étudie les interactions de la personne avec l’entreprise, l’analyse des tâches et fonctions, l’ergonomie, les compétences professionnelles, etc. et leurs implications dans le monde du travail.
    • La psychologie du développement, depuis le fœtus jusqu’à la mort (les compétences en fonction des stades de développement…).
    • La psychologie différentielle qui étudie la variabilité (inter et intra-individuelle) des comportements et processus mentaux.
    • La psychologie clinique, qui est la plus proche de la représentation commune du “psy” : on y trouve des activités d’expertises (évaluations, bilans psychologiques) et celles de suivi psychologique avec la psychothérapie d’aide et de soutien.

Les psychologues sont soumis à un code de déontologie.

Les psychologues cliniciens ont, comme tout psychologue, une formation de base scientifique. Ils complètent leur formation universitaire par l’acquisition de compétences dans un ou plusieurs modèles psycho-thérapeutiques et continuent de s’informer ou se former tout au long de leur activité.

Le psychothérapeute

Il s’agit d’un professionnel, spécialisé dans le domaine du soin psychologique.

Face à quelques risques de dérives, le titre de psychothérapeute est encadré par la loi d’août 2009 et le décret de mai 2010. Le psychothérapeute doit donc pouvoir vous communiquer sa certification d’enregistrement à l’A.R.S. – Agence Régionale de Santé – qui lui délivre un numéro ADELI.

L’usurpation du titre de psychothérapeute est, lui aussi, un délit.

Ce titre est réservé depuis 2010 :

    • aux psychiatres, ainsi qu’aux médecins qui auront effectué quelques stages ;
    • aux psychologues cliniciens ou autres psychologues, moyennant des formations complémentaires spécifiques ;
    • aux « anciens » psychothérapeutes qui ont plus de cinq ans d’exercice et ayant validé leurs expériences (VAE1) devant une commission ;
    • à certains psychanalystes, qui étaient initialement exclus de cette classification.

Une précision :

De nombreuses structures et de nombreux professionnels ont contourné le problème en ajoutant simplement un préfixe ou un suffixe au mot thérapeute. Nous ne pouvons qu’inviter à la prudence en vérifiant systématiquement que le thérapeute est bien inscrit à l’ARS.

Gestalt-thérapie, thérapie systémique, thérapies humanistes, analyse transactionnelle, hypnose éricksonienne, thérapie des schémas, programmation neurolinguistique, approches psychocorporelles, art thérapie, thérapies à médiation, etc.  Avec plus de 400 approches* officiellement répertoriées, le domaine de la psychothérapie est très vaste. De nouveaux courants ou modalités thérapeutiques apparaissent régulièrement.

Deux exemples :

Encore très présentes en France, certaines psychothérapies sont d’inspiration psychanalytique c’est-à-dire qu’elles s’appuient sur les théories de la psychanalyse (voir plus loin). Dans une approche souvent plus pragmatique que cette dernière, elles sont axées sur l’explication des difficultés présentes par des processus inconscients. Le passé y a une place essentielle. Le suivi thérapeutique nécessite le plus souvent un nombre important de séances.

Les Thérapies Cognitives et ComportementalesTCC qui en sont à leur “troisième vague”2, représentent une approche très différente. Le passé est abordé à travers une analyse fonctionnelle qui vise à comprendre et expliquer au patient les difficultés présentes. Des objectifs thérapeutiques sont définis entre le patient et le psychothérapeute, qui collaborent ensemble à la thérapie. Le présent et le futur sont les axes principaux de l’accompagnement. Le thérapeute donne des tâches complémentaires 3 à réaliser entre les rencontres : la thérapie est ainsi souvent “brève” et axée sur le pragmatisme et l’efficience. L’approche psycho-éducative, l’envoi de supports, contribuent à la transmission de nouvelles compétences psychologiques qui s’inscrivent dans le long terme. Les T.C.C. sont des psychothérapies s’appuyant sur les recherches scientifiques en psychologie et neuropsychologie. Elle sont régulièrement évaluées et certaines de leurs techniques peuvent ainsi être écartées, d’autres modifiées ou ajoutées.

Au-delà des étiquettes ou des appellations, des méthodes et des techniques, le choix d’un psychothérapeute reste personnel.

Nous savons notamment que l’alliance thérapeutique – ce lien entre patient et soignant – est essentielle dans le processus de changement. Par ailleurs, le psychothérapeute doit adapter son approche à chaque situation singulière, et non adapter le patient à sa théorie.

Le psychopraticien

Appellation plus récente qui désigne, là encore, un professionnel spécialisé dans le soin psychologique.

En bref, nous pouvons dire qu’il s’agit d’un psychothérapeute ne pouvant pas prétendre à ce titre encadré par la loi, ici par des politiques non spécialistes. Il peut en effet être reproché à ces derniers de sembler s’appuyer davantage sur les connaissances et diplômes que sur les compétences et expertises.

Des syndicats représentatifs de la profession se sont ainsi mis d’accord sur ce terme de psychopraticien.

Il s’agit de la dénomination d’une activité professionnelle, et non d’un titre, dénomination déposée à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) en 2009.

L’European Association for Psychotherapy (EAP) a créé un Certificat Européen de Psychothérapie. Pour l’obtenir, il faut avoir validé des études supérieures (bac + 3), ainsi qu’une formation approfondie spécifique de quatre ans minimum. Ce certificat, comme les attestations de formation en psychothérapie de ces professionnels sont délivrés par des structures privées. Ils ne sont pas reconnus par l’État.

Il est a souligner qu’ainsi les exigences de cette Fédération sont plus élevées, les compétences cliniques, pratiques, plus contrôlées, que lors des formations universitaires de base des psychologues cliniciens.

Le psychanalyste

Le terme de psychanalyste a été créé vers 1896 par le neurologue autrichien Sigmund Freud (1856-1939). Ce n’est pas un titre protégé par la loi française.

Le psychanalyste d’aujourd’hui a souvent une formation universitaire, y compris dans d’autres disciplines. Il est en effet utile, voire nécessaire, qu’il ait une bonne culture en sciences humaines.

psychanalyse

En plus de l’étude théorique des texte de S. Freud, le psychanalyste a suivi lui-même au moins une psychanalyse puis, une analyse didactique, supervisée par un psychanalyste expérimenté. Devenir psychanalyste nécessite un long travail d’introspection et de clarification, au fil de nombreuses années.

La base de cette approche est d’expliquer que nos émotions, nos relations et nos comportements, sont d’abord déterminées par des facteurs inconscients. Ces processus inconscients se sont construits notamment lors de nos premières interactions, dans notre petite enfance. Le travail analytique, basé sur le discours (notamment autour des rêves, des actes manqués et lapsus), vise à révéler certains de ces processus, à en dévoiler la genèse, pour développer une plus grande lucidité, accepter la souffrance et mieux composer avec la réalité. Ce procédé nécessite beaucoup de temps, certains psychanalystes considérant qu’il n’est jamais terminé. La cure analytique prend souvent ainsi plusieurs années, au rythme d’une séance chaque semaine, en moyenne.

Depuis Jacques Lacan (1901-81), la psychanalyse est davantage présentée comme un mode de connaissance de soi, de compréhension de nos fonctionnements psychiques, dans laquelle la guérison peut advenir “de surcroît”… mais pas forcément.

Françoise Dolto (1908-88) distinguait la psychothérapie de la psychanalyse : en cas de souffrance, il est préférable de privilégier la première.


PSY… Remboursement par la C.P.A.M.
Caisse Primaire d’Assurance Maladie
Psychiatre Le psychiatre est un médecin. De ce fait, les séances sont partiellement et forfaitairement remboursées.
Les honoraires  du psychiatre conventionné en secteur 2 sont libres.
Psychologue Le plus souvent non remboursé.
Il existe une possibilité de remboursement dans le cadre de soins dans un établissement public comme dans un hôpital, ou dans un Centre Médico-Psychologique (psychologue clinicien). Voir aussi ci-dessous.
Psychothérapeute Non remboursé.
Un plan expérimental est toutefois en cours depuis 2018 dans quatre départements français, dont – en Bretagne – le Morbihan (56), avec quelques psychothérapeutes et psychologues partenaires, dans un cadre restreint.
Psychopraticien Non remboursé.
Psychanalyste Non remboursé.

Merci à mes quelques amis relecteurs, notamment B. Tanguy, qui m’ont permis d’améliorer cet article.

NOTES

Cet article a été initié par un échange avec ma fille Laelia.

1 –  VAE : Validation des Acquis de l’Expérience. Voir www.vae.gouv.fr

*Ce nombre de 400 psychothérapies est cité par Olivier Chambon, Michel Marie-Cardine, dans«Les bases de la psychothérapie» – 3e édition de 2019, Dunod.

2 – La 1ère vague des T.C.C. est la vague comportementale radicale (conditionnement opérant), débutée vers 1950 aux Etats Unis d’Amérique. La seconde est la vague cognitive, initiée vers 1970. Elle met l’accent, pour simplifier, sur le repérage et la modification des pensées et croyances dysfonctionnelles. La plus récente, parfois désignée comme la vague émotionnelle, à débuté dans les années 1990. Elle axe le travail thérapeutique sur l’acquisition d’une plus grande souplesse psychologique en modifiant non pas tant le contenu que le rapport entretenu avec les ressentis, les émotions et pensées difficiles, pour plus d’acceptation et d’actions vers ce qui est important pour le patient. 

3Les tâches en TCC  sont des exercices d’application progressifs et des stratégies concrètes pour le quotidien. Il s’agit de développer par l’entraînement de nouvelles compétences psychologiques et comportementales et agir concrètement en direction d’objectifs et valeurs personnelles. Ainsi, lorsque l’on parle de thérapie brève, en réalité, c’est un peu comme si le patient réalisait une ou plusieurs séances quotidiennes, du fait de ces tâches réalisées entre chaque rencontre.

Le Soi ou le personnage

“Pouvez-vous vous présenter … ?”

C’est une question à laquelle nous sommes tous confrontés, plusieurs fois dans notre vie.

C’est – sauf exception – une réponse sociale en termes d’activité qui est attendue.

Comme si cela nous définissait…

Masques et apparences
Ne pas confondre fonction et être

Petite proposition pour les personnes curieuses, en lien avec des travaux en psychologie sociale : répondez 20 fois de suite (différemment à chaque fois et brièvement) à la question “Qui suis-je ?(1) .

Les résultats suivent une progression intéressante, qui part d’une présentation publique (fonctions ou travail, statut social, marital, etc.), pour progresser généralement vers des éléments plus intimes…

Le soi comme contenu

Sans entrer dans une réflexion philosophique, mon propos est surtout ici de souligner une source de problèmes :

La confusion entre notre histoire
(nom, sexe, origines, métier, relations, statut marital, expériences, rôles, etc.)
et qui nous sommes réellement.

En Thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT) que je privilégie, c’est l’un des six processus centraux, source de souffrance (2) : l’attachement au soi conceptualisé, ou “soi comme contenu” (Patty Bach), c’est à dire à une manière de nous décrire.

Si nous commençons à croire cette histoire qui nous traverse,  à croire que nous sommes cette histoire et surtout si nous y attachons de l’importance, alors nous risquons un jour ou l’autre d’être confrontés à des problèmes.

Si nous nous attachons à ces rôles, ces statuts actuels ou bien de notre passé, nous glisserons alors vers la souffrance au moindre écueil les remettant en question, ou les modifiant (séparation, perte d’emploi ou de revenus, retraite, dégradation physique, etc.).

Le personnage : ce que nous présentons

Sans doute beaucoup d’entre vous connaissent l’étymologie du mot personnage utilisé depuis le XIIIè siècle. Il me semble intéressant d’y faire un court détour.

Ce mot est en effet formé à partir du latin Persona qui désigne le masque de l’acteur : ce qui est présenté, visible.

Il va ensuite désigner un rôle dans une pièce de théâtre ; pour finalement signifier “caractère”.

Le rôle de l’acteur n’est pas l’acteur.
Ne pas confondre la fonction et l’Être.

Comment faire ?

Depuis le début de votre lecture, peut-être avez-vous trouvé quelques pistes.

L’une d’elles consiste justement à ne pas s’attacher (ou à s’attacher le moins possible) à cette histoire, j’ai envie d’écrire, à notre passé.

La thérapie d’ACT vise ainsi – parmi 6 axes thérapeutiques – à développer une meilleure conscience de soi,  de cette part de nous qui reste commune, quoi que nous vivions et traversions.

Le Soi comme contexte

Nos pensées changent continuellement. Nos sentiments varient. Nos statuts, notre corps se modifient…

Pourtant, il y a ce “je” invariant derrière toutes nos expériences. L’essence de notre Être.

Je ne parle pas toutefois de cette partie de nous qui pense, qui a des croyances, des souvenirs, des fantasmes (le soi penseur, voire ce “Moi jacasseur”, pour reprendre les termes de J. Donnars). Il s’agit d’un aspect beaucoup moins familier et plus difficile d’accès, source de libération.

En thérapie d’ACT on le désigne par les termes de Soi comme contexte (en opposition au soi comme contenu). Il s’agit de cette part qui peut observer nos expériences psychiques et émotionnelles, ce Soi qui reste le même, que nous soyons enfant ou très âgé.

Comme beaucoup de psychothérapeutes, je privilégie pour plus de clarté les termes de Soi Observateur.

Concrètement, cela passera par la pratique, l’entraînement. Il s’agit d’apprendre à faire ce pas de côté, à prendre du recul en observant dans l’instant ce qui nous traverse : d’abord nos sensations, ensuite nos pensées puis nos émotions difficiles.

Il s’agit de développer, progressivement, à l’aide d’exercices spécifiques, le point de vue de l’observateur.

N’hésitez pas, pour cela, à vous faire accompagner…

Cet article a été écrit suite à une séance de psychothérapie le 28 mai dernier au sujet de la confusion entre fonctions et personne : je remercie mon patient qui se reconnaîtra pour cela.

Notes bas de page :

(1) Test de Kuhn et Mc Partland (1954).
(2) Nous présenterons plus tard de manière synthétique les cinq autres processus et la “rigidité psychologique” : Fusion cognitive – Evitement expérientiel – Prédominance du passé et futur conceptualisés, connaissance de soi limité – Manque de clarté/contact relatif aux valeurs – Actions inutiles ou négatives.

Accepter et Agir

Avoir la sérénité d’accepter ce qui ne peut être changé (nos pensées, émotions difficiles…).

S’engager et agir vers ce qui est important pour nous, malgré l’éventuel inconfort…

Qu'est-ce que l'acceptation ?
Accepter n’est pas se résigner

Deux phrases qui résument la Thérapie d’Acceptation et d’Engagement, inscrit dans la dernière «vague» des Thérapies Comportementales et Cognitives.

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Parabole de la flèche empoisonnée

La compréhension et la connaissance sont-elles suffisantes au changement ?
Le questionnement et la réflexion autour de la source de la souffrance  actuelle sont-ils prioritaires pour la guérison ?

S’il reste important de réaliser une analyse fonctionnelle des difficultés actuelles, cette parabole – attribuée au Bouddha – nous donne une réponse cohérente avec l’approche privilégiée en Thérapie Comportementale et Cognitive étayée par des études récentes autour des traumatismes psychologiques.

C’est tout comme si, ô Malunkyaputta, un homme ayant été blessé par une flèche fortement empoisonnée, ses amis et parents amenaient un médecin chirurgien, et que l’homme blessé dirait :

« Je ne laisserai pas retirer cette flèche avant de savoir qui m’a blessé : si c’est un ksatriya, ou un brahmane, ou un vaisya, ou un sudra ? »

Puis il dirait :
« Je ne laisserai pas retirer cette flèche avant de savoir qui m’a blessé :
Quel est son nom ?
Quelle est sa famille? »

Puis il dirait :
« Je ne laisserai pas retirer cette flèche avant de savoir qui m’a blessé : s’il est grand, petit ou de taille moyenne. »
Puis il dirait :
« Je ne laisserai pas retirer cette flèche avant de savoir la couleur de l’homme qui m’a blessé : s’il est noir, ou brun, ou de couleur d’or ? »
Puis il dirait :
« Je ne laisserai pas retirer cette flèche avant de savoir d’où vient cet homme qui m’a blessé :
De quel village, ou de quelle ville, ou de quelle cité ? »

Puis il dirait :
« Je ne laisserai pas retirer cette flèche avant de savoir avec quelle sorte d’arc on a tiré sur moi :
Etait-ce une arbalète ou un autre arc? »
Puis il dirait :
« Je ne laisserai pas retirer cette flèche avant de savoir quelle sorte de corde a été employée sur l’arc :
Etait-elle en coton ou en roseau, en tendon, en chanvre ou en écorce ? »
Puis il dirait :
« Je ne laisserai pas retirer cette flèche avant de savoir de quelle manière était faite la pointe de la flèche :
Etait-elle en fer ou d’une autre matière ? »

Puis il dirait :
« Je ne laisserai pas retirer cette flèche avant de savoir quelles plumes ont été employées pour la flèche :
Etaient-ce des plumes de vautour, de héron, de paon ou d’un autre oiseau ? »
Puis il dirait :
« Je ne laisserai pas retirer cette flèche avant de savoir avec quelle sorte de tendon la flèche a été enfermée :
Avec des tendons de vache, ou de bœuf, ou de cerf, ou de singe ? »
Puis il dirait :
« Je ne laisserai pas retirer cette flèche avant de savoir si c’était une flèche ordinaire ou une autre sorte de flèche ? »

O Malunkyaputta, cet homme mourrait sans le savoir.

Ne perds pas ton temps à comprendre d’où vient la flèche, à analyser qui l’a lancée. Retire-là !

Bouddha

Source: Cūḷa Māluṅkya Sutta — Le court discours à Māluṅkya

Profiter

Faire la distinction entre l’accessoire et l’#essentiel, #choisir et avancer dans la direction de ce qui est important pour nous, malgré d’éventuelles pensées et émotions inconfortables…

Les bienfaits de la méditation et de la respiration consciente

Pourquoi faut-il respirer profondément pendant une méditation ?

Reliant le cerveau aux principaux organes, le nerf vague transporte un flux permanent de messages. Les scientifiques confirment aujourd’hui le potentiel de cette formidable connexion.
 
Lien Corps esprit
Reliant le cerveau aux principaux organes, le nerf vague transporte un flux permanent de messages. (…)
 
Selon les recherches et les observations cliniques, l’interaction corps-esprit serait rendue possible par le système respiratoire avec l’intervention du système nerveux, en lien étroit avec le cœur, le cerveau et l’intestin.
 
“Prenez quelques inspirations profondes”, entend-on souvent au début des séances de méditation, yoga, hypnose, sophrologie, relaxation
Est-ce une coïncidence ?
Non, à en croire le professeur Thomas Similowski, chef de service de pneumologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.
 
Car la respiration est le lien corps-esprit par excellence.
 
Directement “branchée sur les émotions”, elle se modifie en fonction de notre état mental, pouvant passer de profonde et lente (état calme) à courte et rapide (état de stress). À l’inverse, agir sur la respiration influence notre esprit, précisément ce qui est recherché dans les pratiques #psychocorporelles.
 
“Elle est la seule fonction végétative (automatique) du corps sur laquelle l’esprit (la volonté) peut agir directement, explique le professeur Similowski. Si l’on nous demandait de ralentir notre transit intestinal ou notre fréquence cardiaque – fonctions tout aussi automatiques -, nous en serions bien incapables !”
Alors que la respiration, elle, peut être modifiée à volonté et sans effort.
Par ailleurs, si elle est tellement mise à contribution dans les pratiques psychocorporelles,
“c’est tout bonnement parce que ça marche ! poursuit le professeur. En la contrôlant, on obtient des effets positifs visibles et mesurables sur le corps”.
 
Lorsque les poumons sont gonflés à plein, une décharge nerveuse inhibe l’inspiration
Ces effets sont de plusieurs ordres. Tout d’abord, respirer étant un automatisme, se concentrer volontairement sur son souffle exige de maintenir son attention.
“Or, le cerveau est très imparfaitement multitâche. Se focaliser sur une action empêche donc de ruminer ses soucis”, souligne le spécialiste de pneumologie. C’est l’équivalent d’une technique de méditation dite “à attention focalisée” qui stabilise et apaise le mental.
 
Mieux, se concentrer sur sa respiration modifierait l’activité du cerveau dans le sens d’une augmentation de la conscience de soi  !
Dans une étude publiée en 2018, des chercheurs du Feinstein Institute for Medical Research à Manhasset (État de New York, États-Unis) ont enregistré l’activité du cerveau de patients chez qui avaient été implantées des électrodes cérébrales dans le cadre d’un traitement contre l’épilepsie. José Luis Herrero, associé au neurochirurgien Ashesh Mehta, a observé les modifications cérébrales intervenant lorsque les patients respiraient normalement, augmentaient l’amplitude de leur souffle ou devaient compter leurs respirations.
L’analyse du tracé de l’activité corticale est étonnante : quand les sujets se concentrent sur leur respiration (comptage), l’activité de certaines aires cérébrales augmente et se synchronise !
Pas n’importe lesquelles : le cortex cingulaire antérieur, le cortex pré-moteur, l’insula et l’hippocampe, toutes impliquées dans la mémorisation, les émotions, la conscience et la conscience de soi…
Un autre effet positif de la respiration est à chercher dans… les poumons !
Un effet calmant. À l’inspiration, l’air circule dans les bronches, puis les bronchioles et les alvéoles richement vascularisées, au niveau desquelles se produisent les échanges gazeux entre l’oxygène de l’air frais et le gaz carbonique issu de la respiration.
À chaque inspiration, les poumons se gonflent mais “par sécurité, ce gonflement est stoppé avant qu’il atteigne son volume maximal, car cela pourrait être dangereux pour le tissu pulmonaire, explique Thomas Similowski. Les bronches hébergent de multiples récepteurs sensibles à l’étirement mécanique. Lorsque les poumons sont gonflés à plein, ces récepteurs déclenchent une décharge nerveuse qui inhibe l’inspiration. À l’origine de ce précieux contrôle, le nerf vague“.
 
C’est le dixième nerf crânien, l’un des plus longs du corps humain, qui part de la base du cerveau et innerve la plupart des organes. Sans doute l’axe majeur reliant corps et esprit ! “Il fait partie du système nerveux autonome qui relie le cerveau à nos organes et véhicule des informations dans les deux sens, explique ainsi Sonia Pellissier, chercheuse au Laboratoire inter-universitaire de psychologie, personnalité, cognition et changement social (université Savoie-Mont-Blanc, université Grenoble-Alpes).
Ce système a deux branches, sympathique et parasympathique, comme une voiture dispose d’une pédale de frein et d’une pédale d’accélérateur.”
 
Quand il faut s’adapter, réagir, fuir, courir, on met en route l’accélérateur, le système sympathique, dont le neuromédiateur (molécule qui transmet l’information entre les neurones) est l’adrénaline.
Lorsque l’action est terminée, le corps a besoin de ralentir pour reprendre des forces et là, le frein, le système parasympathique, utilise un autre neuromédiateur, l’acétylcholine. Le nerf vague est un acteur majeur de ce système.
“Chaque fois que l’on étire ses poumons en inspirant fort, on provoque une décharge de ce nerf”, résume Thomas Similowski.
 
Un dialogue biochimique intime entre le nerf vague et le cœur
Comment fait-il pour nous calmer instantanément ?
“Les connexions du nerf vague au cœur sont très nombreuses, répond Philippe Chevalier, rythmologue, chef de service de cardiologie au CHU de Lyon. Ses terminaisons s’insèrent dans des coussinets vagaux à la surface du coeur, desquels partent des filaments nerveux qui cheminent le long des cellules cardiaques.” De multiples ramifications embrassent ainsi l’organe dans la moindre de ses régions, “telle une toile d’araignée”. Quasiment chaque cellule myocardique possède un réseau de nerfs microscopiques.
“S’en suit un dialogue biochimique intime entre le nerf vague et le cœur“, poursuit Philippe Chevalier.
Le premier envoie de l’acétylcholine aux cellules cardiaques, qui ralentissent le rythme de leurs contractions. Une stimulation excessive (lors d’une émotion forte, d’une douleur brutale) déclenche le fameux “malaise vagal” (nausées, vertiges, pouvant aller jusqu’à la syncope). “Un cœur dénervé – lors d’une greffe cardiaque par exemple – bat de façon autonome à une cadence rapide et fixe d’environ 100 battements par minute”, note le cardiologue. Alors qu’un cœur normal voit son rythme varier sans cesse, avec une moyenne de 60 battements par minute.
“Le témoin d’un bon tonus vagal, ce sont les variations spontanées et amples du rythme cardiaque, comme celles observées chez l’enfant, résume Philippe Chevalier.
Le plus souvent, les centenaires ayant un cœur sain ont un excellent système vagal.”
 
Ce tonus vagal est évalué en mesurant, par électro- cardiogramme, ces variations au repos. Il est propre à chacun, lié à des facteurs génétiques, mais des traumatismes précoces sont à même de l’altérer.
Résultat : “Un nerf vague faible peut être associé à un profil anxieux”, assure Sonia Pellissier. L’environnement exerce aussi son influence.
“Si vous êtes confronté quotidiennement au stress, au-delà de vos ressources, votre tonus vagal peut en être affecté, poursuit la chercheuse, ce qui vous expose à une moins bonne régulation des émotions.” Au fil du temps, une dégradation chronique du fonctionnement vagal va prédisposer à certaines pathologies, “au stress chronique et aux troubles associés comme la dépression, le burn-out” .
Observation notable de John Williamson, de l’école médicale de l’université de Floride en 2014 : des patients victimes de stress post-traumatique ont un système vagal défaillant. Ils adoptent un comportement de fuite ou d’attaque inadapté à la vie quotidienne, sans parvenir à revenir au calme.
 
Comment remédier à ces défaillances ?
Grâce aux progrès de la recherche, il est désormais possible d’augmenter la tonicité du nerf vague par stimulation électrique invasive, pour traiter certaines pathologies comme l’épilepsie ou la polyarthrite rhumatoïde et, depuis peu, les troubles de l’humeur. Implanté dans le cou, un appareil stimule à haute fréquence (20 Hz) la branche gauche du nerf, ce qui aurait pour effet d’activer les fibres nerveuses remontant vers le cerveau.
“La stimulation vagale modifie, entre autres, les taux de décharge des neurones du raphé, un noyau cérébral qui produit de la sérotonine – neuromédiateur dont le faible niveau est notamment impliqué dans la dépression”, explique le psychiatre Rémy Bation, chercheur au Centre de recherche en neurosciences de Lyon. La preuve par l’imagerie cérébrale : en 2006, l’école de médecine de l’université de Saint Louis (États-Unis) a démontré chez quatre patients que la stimulation vagale était corrélée à une augmentation du flux sanguin cérébral au niveau de régions innervées par le nerf vague et associées à la dépression, preuve que cette stimulation a des effets directs.
 
Une souris sans microbiote, génétiquement manipulée pour être anxieuse
Une étude pilote a par ailleurs été menée en 1998 au Southwestern Medical Center de l’université du Texas sur trente patients gravement déprimés que l’on avait équipés d’un stimulateur. Environ 40 % ont vu leurs symptômes réduits de moitié en trois mois. Et après neuf mois, plus de la moitié allaient mieux. Une deuxième étude portant sur 235 patients n’a toutefois, quant à elle, pas montré de différence statistique entre ceux qui avaient été stimulés et les autres (janvier 2002).
Après moult discussions, la Food and Drug Administration des États-Unis a néanmoins approuvé en 2005 l’utilisation de cette technique chez les malades ne répondant pas à “au moins quatre autres traitements disponibles”.
En 2016, 5000 patients, en dépression résistante aux traitements, ont été soignés de la sorte dans le monde. Mais pas en France. La Haute Autorité de santé a retoqué le dossier en 2017, arguant que cette technique n’avait pas d’intérêt par rapport aux molécules chimiques.
 
Reste que le nerf vague peut aussi être stimulé beaucoup plus naturellement :
“Méditation de pleine conscience, cohérence cardiaque (méthode de respiration)… Tout ce qui permet d’améliorer la régulation émotionnelle va renforcer son pouvoir, assure Sonia Pellissier. Il nous faudrait cependant plus d’études contrôlées et comparatives de ces méthodes à court et long terme sur plus de six mois pour confirmer leur intérêt.”
 
Le nerf vague a un dernier pouvoir extraordinaire, et non des moindres.
“Le “petit” cerveau qu’est l’intestin communique en permanence avec le “grand”, dans notre tête, grâce à une autoroute à plusieurs voies, dont le nerf vague”, explique Emeran Mayer, gastro-entérologue, directeur exécutif du Center for Neurobiology of Stress de l’université de Californie à Los Angeles (États-Unis) et auteur de The Mind-Gut Connection. L’intestin possède en effet un système nerveux qui lui est propre. Et sa paroi cellulaire est colonisée par 40.000 milliards de bactéries de mille espèces différentes, qui composent son microbiote aux multiples fonctions.
Dès 2004, les travaux de Nobuyuki Sudo, de l’université de Kyushu (Japon), et son équipe ont démontré que des souris axéniques (dépourvues de microbiote) étaient plus anxieuses que la normale. Autre argument en faveur du rôle des bactéries intestinales dans le stress : en 2011, une étude menée par Premysl Bercik, professeur associé de médecine à l’université McMaster (Canada), établit que la transplantation du microbiote d’une souris normale chez une souris axénique manipulée génétiquement pour être anxieuse entraîne une baisse du stress chez cette dernière. John Cryan, professeur du département d’anatomie et neurosciences de l’université de Cork (Irlande), parvient la même année à réduire le comportement anxieux d’une souris en lui faisant consommer… des bactéries ! Pendant 28 jours, l’animal a ainsi ingéré une souche de Lactobacillus rhamnosus, un probiotique (bactérie vivante).
 
Soigner le #ventre pour soulager l’esprit : une piste thérapeutique prometteuse
Comment une bactérie peut-elle modifier le cerveau jusqu’à agir sur le comportement ?
“Il se pourrait que les bactéries intestinales émettent des substances communiquant avec les neurones de l’intestin, relié au nerf vague”, répond John Cryan. Pour tester cette hypothèse, les chercheurs ont reproduit l’expérience sur des souris ayant subi une vagotomie (ablation du nerf vague) avant d’ingérer Lactobacillus rhamnosus.
Résultat : l’effet des probiotiques sur le comportement cesse… “Lactobacillus rhamnosus pourrait servir comme antidépresseur et anxiolytique grâce à ses effets sur le nerf vague”, conclut John Cryan. Et pas seulement chez les souris (lire l’encadré ci-dessous). Tant et si bien qu’émerge une prometteuse piste thérapeutique : soigner le ventre (le microbiote) pour soulager l’esprit !
Le marché des probiotiques (y compris les laits fermentés), estimé à 50 milliards de dollars dès 2018, a de quoi motiver les recherches !
Que ce soit par des pratiques ou de nouveaux aliments, soigner l’esprit par le corps a tout d’un nouvel Eldorado.
 
Les bactéries, c’est bon pour le moral !
Modifier le microbiote pour atténuer les troubles de l’humeur : cette piste thérapeutique insolite a déjà fait l’objet de nombreuses études chez l’humain. En 2013, le Dr Emeran Mayer, à Los Angeles, a observé, pour la première fois en IRM fonctionnelle, que la consommation de lait enrichi en probiotiques pendant trente jours chez des volontaires sains « modifie l’activité des régions cérébrales qui contrôlent la gestion centrale des émotions et sensations ». En 2017, Premysl Bercik de l’université McMaster (Montréal) démontre le bienfait des probiotiques chez l’humain. Sur 44 patients souffrant du syndrome du côlon irritable (troubles intestinaux souvent associés à de l’anxiété ou une dépression), 22 ont ingéré une dose quotidienne de Bifidobacterium longum, un probiotique, alors que l’autre groupe prenait un placebo. Six semaines plus tard, 14 des 22 patients (64 %) du groupe « probiotiques » ont vu leur score de dépression diminuer, contre 32 % dans le groupe placebo. Et l’IRMf a montré des changements dans les zones cérébrales impliquées dans le contrôle de l’humeur.
Disposera-t-on un jour de “psychobiotiques”, que John Cryan définit comme “des bactéries vivantes ayant un effet positif sur la santé mentale” ? C’est en tout cas l’objectif affiché….
Source et complément : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/entre-le-corps-et-l-esprit-un-dialogue-vital_130243?

Une hormone libérée par les os déclencherait la réponse biologique de stress

L’équipe de Gérard Karsenty de l’Université Columbia (New York) a découvert chez l’humain et chez la souris que, presque immédiatement après que le cerveau ait reconnu un danger, il ordonne au squelette de libérer dans la circulation sanguine de l’ostéocalcine, une hormone produite par les os, qui est nécessaire pour déclencher la réaction de préparation au combat ou à la fuite.

Une fois relâchée, l’ostéocalcine désactive la branche parasympathique (repos et digestion) du système nerveux autonome et permet ainsi l’activité du système sympathique responsable de la réaction de stress.

« Chez les vertébrés, la réponse au stress n’est pas possible sans ostéocalcine », explique le chercheur…
L’ostéocalcine aide à réguler le métabolisme en augmentant la capacité des cellules à absorber le glucose, améliore la mémoire et aide les animaux à courir plus vite avec une plus grande endurance…
Ces résultats pourraient aussi expliquer pourquoi des animaux qui n’ont pas de glandes surrénales et des personnes souffrant d’insuffisance surrénale – sans aucun moyen de produire de l’adrénaline ou d’autres hormones surrénales – peuvent développer une réaction de stress aigu. L’adrénaline n’est pas nécessaire pour la réponse de combat ou de fuite. Les niveaux circulants d’ostéocalcine sont suffisants pour déclencher la réaction de stress aigu.

Source et compléments : 

http://www.psychomedia.qc.ca/sante/2019-09-19/reponse-au-stress-os-osteocalcine?fbclid=IwAR3J3v-WakkeAa9XKz_tE8x68Ume-SX8j3RI0RE_9S9XgxfRydwN-LFxBeE

L’importance de l’amitié

Les 4 types d’amis dont nous avons besoin (1)

Selon le psychologue américain Robert J. Wicks (2), nous avons surtout besoin d’amis qui nous aident à nous remettre en question et à aller de l’avant.
L’un des leviers les plus efficaces pour évoluer positivement dans sa vie, résoudre des problèmes et aller de l’avant, serait d’être bien entouré.
C’est ce qu’a constaté Robert J. Wicks, psychologue et professeur à l’université Loyola dans le Maryland, après avoir passé des années à animer des ateliers sur la résilience et l’amitié.

Selon lui, un bon réseau amical est nourri par quatre « courants » :
L’ÉQUILIBRE, L’ENCOURAGEMENT, les DÉFIS nécessaires et L’INSPIRATION.
Autant de qualités qui peuvent être incarnées par UNE OU PLUSIEURS PERSONNES de notre entourage.
Les termes employés par Robert J. Wicks étant difficilement traduisibles en français, nous avons choisi d’utiliser des qualificatifs différents.

partages rieurs

👉 L’ami GUIDANT (l’équilibre) :

C’est lui qui nous invite à nous poser les questions de fond sur notre vie : qu’est-ce qui, dans notre passé, continue à nous influencer négativement ? Qu’est-ce qui nous motive vraiment ? De quoi avons-nous le plus besoin dans notre vie ? Qu’est-ce qui nous empêche de nous réaliser ? Cet ami philosophe est un guide qui aide au questionnement introspectif, se contente d’accompagner notre réflexion, d’approfondir nos interrogations. Il ne donne ni solution ni mode d’emploi. Il n’est pas dans le jugement ni dans le maternage.

👉 L’ami SOUTENANT (l’encouragement) :

Son énergie positive nous aide à voir le bon côté des choses et son enthousiasme nous redonne l’envie de repartir du bon pied. C’est vers lui que nous nous tournons en cas d’échec ou en période de manque de confiance en nous. Sa bienveillance joyeuse et sa capacité à trouver des solutions originales ou à produire des raisonnements « hors les clous » sont des antidotes à la routine et à la négativité. Le vrai ami soutenant ne se contente pas d’un « tout s’arrange avec le temps », son optimisme est réaliste et « personnalisé ».

👉 L’ami DÉCAPANT (les défis) :

Son humour peut être féroce mais il est toujours salutaire. S’il manie l’ironie, c’est pour mieux nous montrer le ridicule d’un comportement trop rigide ou trop sérieux, ou d’une tendance à dramatiser le moindre problème. Il a le don de remettre les choses et les gens à leur (juste) place et de faire tomber les faux-semblants. Avec lui, on ne peut plus se contenter d’excuses qui ne tiennent pas ou se cacher derrière son petit doigt. Sa lucidité caustique dissipe les écrans de fumée, met le roi à nu et nous pousse à l’authenticité et au courage.

👉 L’ami INSPIRANT (inspiration) :

Il semble voir plus loin, plus en profondeur, au-delà des apparences. Il est sensible à la poésie et à la beauté des êtres et des choses. Créatif et audacieux, il se moque du regard et du jugement des autres, et vit sa vie comme il l’entend, à la manière d’un artiste, libéré des conventions. Sa fréquentation est source d’inspiration et donne l’élan et l’envie pour se libérer des conformismes qui entravent notre vie. L’ami inspirant est aussi celui qui, connecté à sa dimension spirituelle, nous faire voir plus loin en nous et autour de nous, au-delà du monde mental et matériel.

Notes personnelles :

En psychologie nous soulignons les notions de SOUTIEN SOCIAL PERCU avec différentes modalités : les soutiens sociaux informatif, matériel, émotionnel et d’estime.
Si le psychologue n’a pas une fonction d’ami à proprement parler, une grande partie de ces fonctions peut lui correspondre, notamment dans le cadre d’une psychothérapie.
Vous pouvez ressentir un besoin ponctuel ou celui d’un accompagnement plus suivi vers un changement. Voir par exemple ici

(1) Par Flavia Mazelin Salvi, journaliste pour psychologies magazine – Juillet 2019

(2) Bounce: Living the Resilient Life, Robert J. Wicks, Oxford University Press, USA, 2010, non traduit en français.