La flexibilité psychologique : comment l’amour transforme la souffrance

 

Steven HAYES, à l’origine de la thérapie d’Acceptation et d’Engagement – ACT – nous confie, en février 2016, ses expériences de troubles paniques et les promesses qu’il s’est faites.

 Steven HAYES, l’initiateur de ​l’approche​ ACT que nous privilégions, est professeur agrégé de psychologie, auteur, en 2022, de 45 livres et 625 articles scientifiques. Ses recherches concernent les processus psychologiques
En 1992, il a été classé par l’Institute for Scientific Information comme le 30e psychologue au « plus grand impact » au monde.
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La flexibilité psychologique : comment l’amour fait de la douleur une raison d’être | Steven Hayes

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Le « cerveau reptilien », un concept fiable ?

Le « cerveau reptilien » : un concept censé expliquer nos comportements primitifs ?

La notion de cerveau reptilien s’inscrit dans la théorie du « cerveau triunique », aujourd’hui invalidée.

Le « cerveau reptilien » est un concept censé expliquer nos comportements primitifs – des besoins les plus élémentaires comme s’alimenter ou se reproduire jusqu’à nos pulsions les plus violentes. Il n’est pas rare de voir le terme utilisé dans les ouvrages de développement personnel, par des publicitaires se targuant de cibler la part reptilienne de notre cerveau pour vendre leurs produits, ou encore par de pseudo-thérapeutes qui souhaitent nous aider à apprivoiser le « crocodile en nous ».

La notion de cerveau reptilien s’inscrit plus largement dans la théorie du « cerveau triunique » développé par le neurobiologiste Paul MacLean dans les années 1960.

Schéma des 3 cerveaux selon Mac Lean

Cette théorie générale de l’organisation du cerveau rapporte à une part archaïque de notre héritage évolutif un ensemble d’attitudes « primaires », par exemple l’instinct sexuel, l’instinct de survie, l’agressivité…

Plus précisément, le cerveau humain tel qu’il est aujourd’hui serait, selon cette théorie, composé de trois « couches ». Chacune se serait développée à des moments différents, et correspondrait à une étape de l’évolution de l’espèce humaine. Chacune contrôlerait un aspect spécifique de nos comportements. La plus ancienne de ces structures correspondrait ainsi à un cerveau hérité d’ancêtres reptiliens, siège des comportements primaires, tandis que les deux autres, développés plus récemment, seraient dédiées d’une part aux émotions et d’autre part à la cognition.

Bien que la théorie ait rapidement été considérée comme erronée par la communauté scientifique, elle n’en a pas moins connu une grande popularité auprès du public, qui persiste encore à ce jour.

Les limites d’un modèle très populaire

Si le modèle développé par Paul MacLean et le concept de « cerveau reptilien » ont connu une telle popularité, c’est peut-être parce qu’il permet d’expliquer simplement des comportements humains jugés complexes et qu’il permet de compléter les théories freudiennes développées et devenues également populaires au cours du XXe siècle.

La théorie de MacLean a d’ailleurs longtemps été considérée comme valide par une partie de la communauté médicale, jusqu’à la fin des années 1980.

Cependant, plusieurs aspects problématiques avaient été très vite pointés du doigt, en particulier du point de vue de la biologie de l’évolution et des neurosciences.

Tout d’abord, il est incorrect de dire que le cerveau a évolué par étapes successives, avec ajout de nouvelles « couches » plus complexes, au cours du temps.

Au contraire, les différents groupes de vertébrés ont divergé les uns des autres à des moments différents des temps géologiques. Il n’y a donc pas de fondement à l’idée selon laquelle l’évolution des vertébrés a consisté à superposer des structures cérébrales plus récentes sur des structures cérébrales plus anciennes, pour rendre compte de l’émergence d’une cognition complexe.

Le cerveau humain n’est pas constitué de structures complexes superposées à un « cerveau de reptile » au fonctionnement moins complexe : il se compose plutôt de structures homologues à celles des autres vertébrés, mais différentes par leurs tailles relatives et par certains aspects de leur organisation.

Par ailleurs, il n’existe pas de circuits purement émotionnels ou purement cognitifs dans le cerveau.

Les connaissances acquises dans le domaine de la neurologie et de la neurobiologie permettent au contraire de dire que les fonctions cérébrales dépendent de réseaux interdépendants et non pas de structures cérébrales distinctes, qui fonctionnent de façon isolée les unes des autres.

Aussi, si la théorie du cerveau reptilien est bien erronée, il n’en est pas moins important de poursuivre les recherches scientifiques pour mieux comprendre comment les différentes régions du cerveau sont connectées et pour étudier leurs dysfonctionnements. A terme, cela pourrait ouvrir de nouvelles perspectives diagnostiques et thérapeutiques dans le domaine de la psychiatrie, pour des patients atteints de pathologies variées, de la dépression à la schizophrénie.

Pour aller plus loin : Lire l’ouvrage de Sébastien Lemerle, « Le cerveau reptilien, sur la popularité d’une erreur scientifique » (CNRS éditions, 2020).

Source : https://presse.inserm.fr/le-cerveau-reptilien-siege-de-nos-comportements-primitifs-vraiment/

Texte rédigé avec le soutien de Philippe Vernier, directeur de recherche CNRS, directeur de l’Institut des Sciences du Vivant Frédéric Joliot (CEA) et Xavier Leinekugel, chercheur Inserm, Laboratoire U1249

Une remise en question des antidépresseurs

Quand on prend conscience de la confusion entre conséquences (déséquilibres bio-chimique) et la cause (souffrance)…

Etude critique contre les anti-dépreseurs

Une étude majeure publiée au Royaume-Uni remet en cause la thèse selon laquelle la dépression serait causée par un manque de sérotonine dans le cerveau, de nombreuses questions gênantes émergent sur le bien-fondé des prescriptions massives d’antidépresseurs.

Entretien avec sa principale auteure, Joanna Moncrieff (1)

« …On a dit à de nombreuses personnes que la dépression était causée par un déséquilibre chimique et que les antidépresseurs agissaient en le corrigeant. Cette idée n’est pas étayée par des preuves scientifiques…

« …Nous pouvons continuer à chercher les causes biologiques de la dépression, ou nous pouvons envisager la dépression sous un autre angle – nous pouvons la considérer comme une réaction à des problèmes sociaux et personnels et à des événements indésirables de la vie. De nombreuses recherches montrent qu’il existe un lien entre ces derniers et la dépression…

« …Je pense que les psychiatres ne veulent pas ébranler la confiance des gens dans les antidépresseurs. De plus, la théorie du déséquilibre chimique fournit une explication simple et concrète à des situations qui peuvent être très compliquées et difficiles (pour une personne très angoissée et malheureuse), ce qui est probablement attrayant pour certains médecins et patients.

« …Le problème est de considérer la dépression comme un état qui trouve son origine dans le cerveau. Si l’on y pense de cette façon, il est logique d’appliquer une solution médicale (nous avons un dicton en anglais : « quand vous avez un marteau, tout ressemble à un clou »). Mais si vous considérez qu’il s’agit d’une réaction à des difficultés sociales et personnelles, alors le « traitement » le plus important est d’aider la personne à faire face à ces difficultés.

 » Beaucoup de gens disent aujourd’hui qu’il a été démontré que les antidépresseurs fonctionnent, et que la manière dont ils fonctionnent importe peu. Mais je pense que le « comment » est important.

 » Lorsque les gens disent que les antidépresseurs sont efficaces, ils veulent dire qu’ils sont un peu meilleurs qu’un placebo dans les essais contrôlés randomisés, mais il y a de nombreuses explications possibles à cela. Il se peut qu’ils aient des effets placebo amplifiés (parce que les gens peuvent voir qu’ils prennent le médicament actif par rapport au placebo) ou que ce soit parce que les antidépresseurs provoquent un émoussement émotionnel. S’ils agissent comme des placebos amplifiés ou en émoussant les émotions, leur prise n’est probablement pas une bonne chose, du moins pas pour la plupart des gens dans la plupart des situations.

 » Ainsi, à mon avis, leur utilisation est très peu justifiée et un grand nombre de personnes ont été exposées à leurs effets secondaires sans en tirer un réel avantage. »

(1) Joanna Moncrieff est une psychiatre et universitaire britannique. Elle est professeur de psychiatrie critique et sociale à l’ University College de Londres et figure de proue du Critical Psychiatry Network . Elle est une éminente critique du modèle « psychopharmacologique » moderne de traitement des troubles mentaux et de la toxicomanie, ainsi que du rôle de l’industrie pharmaceutique. Elle a écrit des articles, des livres et des blogs sur l’utilisation et la surutilisation du traitement médicamenteux pour les problèmes de santé mentale, le mécanisme d’action des médicaments psychiatriques, leurs effets subjectifs et psychoactifs, l’histoire du traitement médicamenteux, et la preuve de ses avantages et de ses inconvénients. Elle écrit aussi sur l’ histoire et la politique de la psychiatrie plus généralement. Ses livres les plus connus sont « The Myth of the Chemical Cure » et « The Bitterest Pills » (source Wikipedia)

Article complet et Source : https://atlantico.fr/article/decryptage/l-etude-qui-fait-voler-en-eclat-les-explications-sur-les-causes-de-la-depression-et-trembler-l-industrie-pharmaceutique-antidepresseurs-cerveau-serotonine-pression-desinformation-medicaments-joanna-moncrieff

Ce que je peux contrôler / ne pas contrôler…

Il est fréquent que nous dépensions de l’énergie contre des expériences qui ne dépendent pas de nous.

Il arrive que nous souffrions d’avoir les pensées que nous avons, les émotions et tensions que nous ressentions. La lutte contre ces expériences intérieures peut nous épuiser, nous faire souffrir davantage en ajoutant une dose de culpabilité… du fait de ne pas être capable d’y faire face…

Je ne peux pas contrôler le passé, le futur... Je peux contrôler les objectifs que je me donne, ce que je fais de mon temps libre, la manière dont je me parle...

Pourtant, nous ne sommes pas ces expériences qui nous traversent et la distinction émotionnelle de ces phénomènes de la personne que nous sommes est une clé de libération.

Cette « défusion cognitive et émotionnelle» est l’un des axes majeurs de la thérapie d’acceptation et d’engagement – ACT.

Elle passe par l’expérience et la répétition de l’expérience. La compréhension seule ne suffit pas au changement (ce qui peut expliquer l’échec de certaines thérapies si elles ne sont pas suivies d’actes). En thérapie d’ACT, l’approche est en ce sens pragmatique. Si l’explication psycho-éducative, y tient une place importante dans les séances que je propose dans ce cadre, il reste essentiel de remettre en pratique les exercices (de Mindfulness et de défusion) abordés lors des séances.

Cela peut, il est vrai, être une difficulté, et ne pas convenir à tous*, même si des supports écrits et audios sont donnés, mais les bénéfices qui en ressortent sont libérateurs et utiles pour toute la vie !

*Il arrive ainsi que des séances ne soient pas axées sur ces approches : je tente d’adapter la séance aux personnes et non adapter les personnes aux techniques

Pensées culpabilisantes post-traumatiques

 

« La honte et la culpabilité sont très fréquemment et très douloureusement ressenties par les personnes ayant survécu à un traumatisme. Voici une liste de pensées qui peuvent provoquer ou entretenir cette culpabilité. Ces raisonnements et croyances peuvent aussi bien être partagés par les victimes que par le reste de la population, alimenter le blâme, et contribuer au cercle vicieux de la revictimisation. » Igor THIRIEZ
Je savais que l’évènement allait se produire. Il y avait des signes avant-coureurs.

Biais rétrospectif

J’aurais dû faire mieux. Je ne sais pas quoi, mais quelque chose de mieux.

Pensée par obligation

Ce qui est arrivé est la conséquence de ce que j’ai fait (ou pas fait).

Biais égocentrique

Si j’avais agi différemment, ça se serait mieux passé et mieux terminé.

Raisonnement contrefactuel

Je pouvais empêcher que ça m’arrive.
Ca veut donc dire que je l’ai provoqué.

Illusion de contrôle

Au vu du résultat, je me suis comporté.e de la pire manière possible.

Biais de négativité

Je me sens coupable. Ca veut dire que je dois l’être, au moins un peu.

Raisonnement émotif

J’avais un mauvais pressentiment. J’aurais dû suivre mon intuition.

Biais de compétence

J’aurais dû mieux  choisir mon comportement sur le moment.

Réponse combat-fuite

Si j’ai ressenti de l’excitation, c’est que je désirais ce qui est arrivé.

Désir et excitation (réflexe) sont différents

Il est évident que ce n’est pas cette attitude que j’aurais dû adopter.

Biais des historiens

Je n’ai pas réagi, puis je n’ai rien dit après. Je n’ai fait que les mauvais choix.

 

PENSÉES CULPABILISANTES POST-TRAUMATIQUES

Source ; https://igorthiriez.com/portfolio/pensees-culpabilisantes-post-traumatiques/

Amour ou Attachement ?

Une vidéo très pédagogique et accessible sur ce sujet.

Distinction des quatre grands types d’attachement, présents en chacun avec une dominante qui peut expliquer les dépendances affectives et être source de souffrance :

1 – Sécure,

2 – Anxieux,

3 – Evitant

4 – Désorganisé

Cette théorie a été formalisée par le psychiatre et psychanalyste britannique John Bowlby (1907-90) après les travaux du pédiatre et psychanalyste américain D. Winnicott (1886-91), de l’éthologue autrichien K. Lorenz (1903-89) et du psychologue américain H. Harlow (1905-81).

Déterminez votre Facteur Obscur

 

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Un comportement douteux sur le plan éthique, moral, et social fait partie intégrante de la vie quotidienne. Les psychologues utilisent le terme générique « traits obscurs » pour caractériser les traits de personnalité liés à ces classes de comportements — principalement, Machiavélisme, Narcissime, et Psychopathie (parmi tant d’autres). Le Facteur Obscur de Personnalité, ou « Dark Factor » (D) en anglais, caractérise ce que tous les traits obscurs ont en commun, c’est-à-dire leur noyau commun.

Test gratuit : https://qst.darkfactor.org/

D est défini comme la tendance à maximiser son utilité individuelle — négliger, accepter, ou provoquer de manière malveillante la désutilité d’autrui —, accompagnée de croyances qui servent de justifications. En termes simples, les individus avec un score D élevé poursuivront leurs intérêts personnels de manière impitoyable, même (ou tout particulièrement) si cela affecte négativement les autres, tout en ayant des croyances qui justifient ces comportements.

Dans le test, vous pourrez déterminer votre niveau de D en répondant honnêtement à plusieurs affirmations. Selon la version choisie, cela prendra entre 3 et 15 minutes.

Test gratuit : https://qst.darkfactor.org/

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