Vivre enfin sa vie – Franck Lopvet

Fabrice MIDAL reçoit Franck LOPVET, que je découvre ici, pour un entretien peu commun, de cœur à cœur,  à propos de son livre Ton autre vie.

Ton autre vie, 4ème de couverture :

Connaître les règles du jeu, voici l’objet de ce livre. Je suis né dans une famille banale d’une ville banale, dans un pays banal. Ni pauvre, ni riche. Ni analphabète ni très cultivé. Plutôt comme tout le monde.
Je dois avouer qu’au début, être un être humain ne m’a pas beaucoup plu. Je ne sais pas comment je me suis mis à croire ça, mais faire partie des hommes signifiait pour moi faire partie de ceux qui sont capables du pire. Du viol, de la guerre, de la haine. Et très tôt, je me suis demandé si je ne pourrais pas arrêter l’expérience et rentrer chez moi.
Dans mes jeunes années, je vivais ma présence sur terre comme un mauvais rêve dont j’allais forcément me réveiller, dans un ailleurs plus doux, où je ne ferais pas partie des oppresseurs.
Avec le recul, je crois avoir « suivi le mouvement », agi ou réagi au fur et à mesure aux événements qui se présentaient. Au point qu’à un moment j’ai eu le sentiment d’une vie trop petite, jusqu’à me demander si elle était bien la mienne.
Aujourd’hui, je suis sorti de ce mauvais rêve, je pense ma vie autrement, mon monde a changé. Cheminant avec moi, bien qu’à mon insu, mon autre vie était à portée de main, proposition silencieuse mais bien réelle.
Dans ce livre, je retrace le chemin qui menait à mon « autre vie ». Il est empruntable par tout le monde, il ne mène ni au bonheur ni à la joie, pas même à la sérénité.
Il va bien plus loin : il mène à « ton autre vie ».

Spiritualité

Spiritualité

Je crois que l’essentiel de l’humanité reste l’Amour respectueux, de soi et des autres.

Apprenons à ne pas trop nous juger, à accepter nos doutes et difficultés dans cette quête, envers nous-mêmes et ceux avec qui nous interagissons.

Cela ne sera pas toujours facile, mais l’essentiel reste de progresser sur ce Chemin, pour plus de sens à nos vies.

Belle journée à tous !

Pascal

La pyramide des besoins d’achats

La pyramide des besoins d’achat

La pyramide des besoins d’achat de Sarah Lazarovic

Priorités décroissantes :

emprunter, échanger, économiser, fabriquer, acheter

Découverte sur https://margauxroux.fr/portraits-delphine-aubin-coach-et-formatrice-en-developpement-personnel-sur-un-voilier-en-malaisie/

Regard neuf

« Lorsque nous faisons une chose pour la première fois, cela intéresse le moi ; lorsque nous répétons cette même chose des dizaines de fois, cela l’ennuie ; si nous la refaisons des milliers de fois, cela le transforme.(…) Lorsque le geste est intégré, il est nécessaire d’y mettre de la conscience, de vivre pleinement l’instant présent, pour que se produise un réel enrichissement et progressivement un dévoilement de la conscience. Il s’agit de vivre ce geste comme si c’était la 1ère fois (…) L’habituation va permettre de ne plus être fasciné par la nouveauté, elle va permettre de nous libérer de l’exécution (…) pour vivre pleinement les sensations, pour porter un regard neuf sur ce que nous sommes en train de vivre (…) Alors l’habituation (…) transforme. (…) De plus, l’entraînement régulier permet d’exercer sa volonté. Décider de se donner du temps est déjà un pas sur le chemin de la réalisation de soi. Et dans ce moment de liberté que l’on s’accorde (autre lecture de ce que certains nomment une contrainte), la conscience peut s’ouvrir, s’élargir ».

B.SANTERRE, « A propos de l’entraînement », Actes du colloque de la Société Française de Sophrologie en 1995, Approches expérimentales des chemins initiatiques d’Orient et d’Occident, Les éditions Du Prieuré

Bernard a été mon premier professeur de Sophrologie (à partir de 1991).

Pascal GAUTIER

www.gautierpascal.fr

Le Bonheur : un Équilibre Subtil

Bonheur = papillon

Le bonheur peut être comparé au sommeil : plus on fait d’efforts pour l’attraper, plus il semble s’éloigner. Cette analogie illustre parfaitement la nature paradoxale du bonheur. En tant que psychologue spécialisé en Thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT), je constate souvent que la quête effrénée du bonheur peut en réalité nous en éloigner.

La Quête du Bonheur

Nous vivons dans une société qui valorise la recherche constante du bonheur. Les publicités, les réseaux sociaux et même notre entourage nous incitent à croire que le bonheur est un état permanent que nous devons atteindre à tout prix. Cette pression peut nous pousser à nous engager dans des comportements contre-productifs, comme la surconsommation, la recherche de gratifications immédiates ou la comparaison constante avec les autres.

L’Effet Paradoxal

Lorsque nous faisons des efforts excessifs pour être heureux, nous risquons de nous enfermer dans un cycle de frustration et de déception. Le bonheur devient alors une sorte de trophée que nous devons conquérir, plutôt qu’un état naturel que nous pouvons cultiver. Cette approche peut nous rendre aveugles aux petits moments de joie et de satisfaction qui parsèment notre quotidien.

Le Bonheur se Prépare et se Cultive

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le bonheur n’est pas quelque chose qui nous tombe dessus par hasard. Il se prépare et se cultive. En ACT, nous encourageons les individus à se concentrer sur les actions et les comportements qui sont en accord avec leurs valeurs fondamentales. En vivant en harmonie avec nos valeurs, nous créons un environnement propice au bonheur.

L’Acceptation et l’Engagement

L’ACT met l’accent sur l’acceptation de nos émotions et de nos pensées, même celles qui sont désagréables. En acceptant nos expériences intérieures sans jugement, nous pouvons nous libérer de la lutte constante contre nous-mêmes. Cette acceptation nous permet de nous engager pleinement dans des actions qui ont du sens pour nous, même en présence de pensées ou d’émotions difficiles.

Vivre dans le Moment Présent

Une autre clé du bonheur réside dans la capacité à vivre pleinement dans le moment présent. La pleine conscience nous aide à être attentifs à ce qui se passe ici et maintenant, sans nous laisser distraire par les regrets du passé ou les inquiétudes pour l’avenir. En étant pleinement présents, nous pouvons savourer les petits plaisirs de la vie et trouver du sens dans nos actions quotidiennes.

Conclusion

Le bonheur, comme le sommeil, est quelque chose qui vient naturellement lorsque nous cessons de le poursuivre de manière obsessionnelle. En cultivant l’acceptation, l’engagement et la pleine conscience, nous pouvons créer un environnement propice au bonheur. Plutôt que de chercher à attraper le bonheur, nous pouvons le laisser émerger naturellement en vivant en accord avec nos valeurs et en savourant chaque moment de notre vie.

En tant que psychologue ACT, je vous encourage à explorer ces concepts et à les intégrer dans votre quotidien.

Le bonheur n’est pas un objectif à atteindre, mais un état à cultiver et à savourer !

Pascal

Apprends-moi l’art des petits pas

« Apprends-moi l’art des petits pas.

Je ne demande pas de miracles ni de visions, mais je demande la force pour le quotidien.

Rends-moi attentif et inventif pour saisir, au bon moment les connaissances et expériences qui me touchent particulièrement.
Affermis mes choix, dans la répartition de mon temps.

Une échelle normale versus une échelle avec les barreaux très espacés
Donne-moi de sentir ce qui est essentiel et ce qui est secondaire.
Je demande la force, la maîtrise de soi et la mesure, que je ne me laisse pas emporter par la vie, mais que j’organise avec sagesse le déroulement de la journée.

Aide-moi à faire face aussi bien que possible à l’immédiat et à reconnaître l’heure présente comme la plus importante.

Donne moi de reconnaître avec lucidité que la vie s’accompagne de difficultés, d’échecs, qui sont occasions de croître et de mûrir.

Fais de moi un homme capable de rejoindre ceux qui gisent au fond. Donne-moi, non pas ce que je souhaite, mais ce dont j’ai besoin.

Apprends-moi l’art des petits pas »

Texte attribué à Antoine de St Exupéry Illustration conceptuelle inspirée par la méthode des petits pas

La rose et l’amour

La rose et l'amour (Le Petit Prince) 1

– Je t’aime, dit le Petit Prince.

– Moi aussi, je te veux, dit la rose.

– Ce n’est pas pareil, répondit le Petit Prince. Vouloir, c’est prendre possession de quelque chose, de quelqu’un. C’est chercher chez les autres ce qui peut remplir nos besoins personnels d’affection, de compagnie… Vouloir, c’est chercher à faire nôtre ce qui ne nous appartient pas, c’est s’approprier ou désirer quelque chose pour nous combler, parce qu’à un moment donné, quelque chose nous manque.

Aimer, c’est désirer le meilleur pour l’autre, même s’il a des aspirations différentes des nôtres.

Aimer, c’est permettre à l’autre d’être heureux, même si son chemin est différent du mien. C’est un sentiment désintéressé qui naît d’un don de soi, c’est se donner entièrement à partir de notre cœur.

Quand on aime, on donne sans rien demander en échange, pour le simple et pur plaisir de donner. Mais il est aussi certain que ce don, ce don de soi, complètement désintéressé, ne se fait que quand on connaît.

Nous ne pouvons aimer que ce que nous connaissons, parce qu’aimer veut dire se jeter dans le vide, faire confiance à la vie et à l’âme.

L’âme ne s’achète ni se vend. Et connaître, c’est justement tout savoir de toi, de tes joies, de ta paix, mais aussi de tes contrariétés, de tes luttes, de tes erreurs.

Parce que l’amour transcende les disputes, la lutte et les erreurs, l’amour, ce n’est pas uniquement pour les moments de joie.

Aimer, c’est la confiance absolue que, quoi qu’il se passe, tu seras toujours là. Non parce que tu me dois quelque chose, non par possession égoïste, mais juste être là, en compagnie silencieuse.

Aimer, c’est savoir que le temps n’y changera rien, ni les tempêtes, ni mes hivers.

Aimer, c’est donner à l’autre une place dans mon cœur pour qu’il y reste comme un père, une mère, un fils, un ami, et savoir que dans son cœur à lui, il y a une place pour moi.

Donner de l’amour ne vide pas l’amour, au contraire, il l’augmente.

La manière de donner autant d’amour, c’est d’ouvrir son cœur et de se laisser aimer.

– J’ai compris, dit la rose.

Ne cherche pas à comprendre l’amour. Vis-le, dit le Petit Prince.

Texte dont je ne connais pas encore l’auteur, inspiré de l’œuvre d’Antoine de St-Exupéry

Relation perverse

On entend souvent parler du terme « pervers narcissique » dans les médias et dans la société, mais on s’intéresse rarement au mécanisme de la relation que les victimes entretiennent avec ce type de personne.

Pourquoi ce sont ces personnes qui se retrouvent en proie à une relation perverse, quelles sont les conséquences psychologiques sur les victimes et comment se sortir de ce type de relation, voici les questions auxquelles Maximilien Bachelart, Docteur en psychologie, répond dans cet épisode.

Ce qu’on appelle communément un pervers narcissique, comment le nommeriez-vous ?
Que pensez-vous du terme pervers narcissique ? 1:12
Certaines personnes sont-elles plus susceptibles que d’autres à tomber dans le piège de ce type de personne ? 4:25
Pour résumer, le manque d’estime de soi et le manque de confiance en soi nous rendent donc fragiles face à ces personnes ?
7:02
Est-ce que lorsque l’on est jeune, on est d’autant plus fragile face à ce type de personne, étant donné qu’on construit son identité ?
8:21
Comment peut-on reconnaitre ce type de profil? Y a t-il des signes que l’on peut repérer en amont ?
10:23
Quelles sont les conséquences psychologiques sur la victime ?
14:47
Avoir une relation de ce type peut donc nous aider à mieux nous connaître et à savoir ce que l’on veut ?
17:07
Comment sortir de ce type de relation lorsque l’on ne se voit pas sans l’autre ? Y a t-il différentes phases ?
18:50
Quand on se rend compte qu’un proche est dans une relation de ce type, est-ce qu’il y a des choses qu’on peut faire ou qu’on peut dire pour l’aider à se sortir de sa relation ?
23:04
Donc plutôt orienter la personne vers un service adapté pour prendre en charge ce type de problématique ?
27:28
Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce que la psychothérapie peut apporter à ce type de souffrance ?
30:40
Beaucoup de personnes en prise dans une relation perverse trouvent des excuses à l’autre. Que pouvez-vous dire là-dessus ?
33:55
Est-ce que le fait de comprendre la personne peut nous aider à aller mieux ?
7:38
Quel message voulez-vous que les jeunes retiennent ?
41:50

Attention : si l’intensité de la problématique entrave ton bon fonctionnement, les conseils partagés dans cette série peuvent ne pas être suffisants ; il sera alors plus adapté d’être accompagné par un professionnel de santé.

Spiritualité

Bonjour,

S’il est aujourd’hui facile de la distinguer de la religion, peut-être faudrait-il définir ou préciser ce qu’est la « spiritualité« .

J’ai aimé lire un jour chez T. Janssen que « La religion divise et la spiritualité rassemble« . J’ai été surpris de lire cette même phrase dans les propos de F. Mitterrand, propos reportés par Marie de Hennezel dans son ouvrage « Croire aux forces de l’esprit ». Surpris car cette phrase identique a été prononcée avant l’édition du livre de Janssen, mais publiée quelques années après. Mais ce fût somme toute une agréable surprise.

Si je n’étais pas et ne suis toujours pas pro-Mitterrand, si T. Janssen me déçoit avec le partage de selfies en train de méditer devant des pyramides d’Egypte sur les réseaux sociaux (je lui en ai parlé ; il est simplement humain ;-)), je crois que la spiritualité est essentiellement liée à la vie, qu’elle peut se croiser au fil de nombreux ouvrages, auteurs et personnes, même si elles ne sont pas exemplaires, même si le propos n’est pas celui ci.

La spiritualité me fait penser au sacré.

La vie et la nature sont sacrées à mes yeux, malgré ces parts d’ombres qui peuvent nous traverser et nous tirer vers d’autres horizons…
La spiritualité se manifeste dans l’Amour, s’illumine dans l’Art et est souligné par le Beau…
La spiritualité me relie à la notion de « numineux », dont la paternité est attribuée souvent à tort à Carl Gustav Jung (1). Il est ce saisissement, cet effroi soudain face à la perception d’un « objet existant en dehors de soi (…) où l’âme se tourne d’elle-même vers cet objet… » C’est cette expérience dont parle probablement E. Tolle.
Faute de mots, il était admis pour beaucoup de désigner par « Dieu » cet « objet ».

Mais encore une fois, il me semble que la spiritualité est le lien avec ce sacré qui est en nous, ce mystère que nous projetons en des noms divers et représentations variées souvent colorés d’anthropomorphisme infantile et/ou rassurant (désolé si je choque par ces raccourcis…)

Qu’est-ce qui différencie la matière qui nous constitue de l’être que nous sommes ?

C’est peut-être ce souffle de vie (comme nous le rappelle l’étymologie de « Âme »), cette force intégrative au-delà de notre conscience elle-même. Cette énergie qui se développe au long de la phylogenèse sur notre planète, et de notre propre ontogenèse. Ces éléments me sont « soufflés » par mon expérience autour des Relaxations Dynamiques du 5e au 8e degré, pour rendre à A. Caycedo (2) le fruit de ses recherches sur la conscience, et de mes pratiques initiées depuis mon enfance, renforcées à l’âge adulte…

Nous voyons ainsi que la spiritualité, à mes yeux, dépasse bien sûr le rationnel, le cognitif. Il me semble qu’effectivement certaines expériences de vie l’invitent en nous. Le sentiment de finitude, l’écoute de la vie en nous y contribue. Cette invitation à cette Présence ne nécessite pas d’être un mystique. Du moins il me semble important de rester parmi les vivants 😉
Je crois qu’il reste toutefois important de s’offrir des temps et des lieux pour la contacter. C’est en filigrane ce que propose E. Tolle.

C’est surtout à chacun d’être sceptique mais rester ouvert, d’éprouver, rencontrer et expérimenter, de découvrir et peut-être partager…

Voilà, je pensais n’écrire que quelques lignes, je me suis laissé emporté par le jeu qui s’offrait autour du langage qui nous relie…

Belles découvertes !

(1) Ce terme a été proposé par Rudolf OTTO (1889-1937), l’un des maîtres de la pensée religieuse du XXe siècle. Il est décrit dans son ouvrage « Le sacré »
(2) A. CAYCEDO (1932-2017) est le créateur de la sophrologie. Si j’ai beaucoup apprécié de le rencontrer, de suivre certains de ses cours et d’échanger brièvement, je reste critique quant à certaines de ses positions et propos. Je l’ai évoqué dans le livre « Découvrir la Sophrologie ».

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