La métaphore du VRP : comment interagir avec nos pensées encombrantes ?

Un VRP au pas de la porte d'une petite maison en pierre ; une femme qui fait une geste de refus

Nous avons tous connu cette situation : le gong de la porte retentit, et derrière la vitre se tient un VRP particulièrement insistant. Il est là pour nous vendre un produit dont nous n’avons absolument pas besoin.

En thérapie ACT (Thérapie d’Acceptation et de Engagement), nous utilisons souvent cette image pour illustrer notre relation avec nos pensées négatives.

La stratégie de l’évitement (et ses limites)

Dans un premier temps, notre réflexe naturel est souvent de faire le mort. Nous coupons le son, nous nous cachons derrière le canapé, nous essayons de l’ignorer en espérant qu’il finira par s’en aller.

Mais que se passe-t-il en réalité ?

  • Le VRP frappe plus fort.

  • Il insiste, tourne autour de la maison, regarde par les fenêtres.

  • Cela génère chez nous une tension permanente, une hypervigilance et des questions épuisantes (« Est-il encore là ? Quand va-t-il repartir ? »).

L’évitement expérientiel — tenter de fuir ou d’étouffer nos pensées — demande une énergie phénoménale pour un résultat souvent contre-productif (Hayes et al., 2006).

Quelle autre posture pouvons-nous adopter ?

Si l’ignorer ne fonctionne pas et lui hurler dessus ne fait que prolonger l’interaction, quel autre comportement est possible ?

La réponse est simple, bien que demandant du courage : aller à sa rencontre.

Ouvrir la porte, le regarder en face et lui dire calmement, mais fermement :

« Non merci, je ne suis pas intéressé. »

Le secret réside ensuite dans la constance : maintenir cette position exacte, avec neutralité, quoi qu’il dise ou quel que soit l’argument massue qu’il sorte de sa mallette.

Que va-t-il faire alors ?

Face au maintien de notre refus tranquille et inflexible, le VRP va finir par lâcher l’affaire. Il n’a plus de prise, plus de dialogue sur lequel rebondir. Il va ranger ses prospectus et passer à la maison suivante.

Ne plus « acheter » nos pensées

Dans notre quotidien, notre esprit est ce VRP hyper-performant. Il nous connaît par cœur, sait exactement sur quels boutons appuyer et revient régulièrement nous raconter des histoires désagréables ou anxiogènes à notre sujet.

La leçon de cette métaphore est essentielle pour notre flexibilité psychologique : nous ne pouvons pas empêcher le VRP de frapper à la porte, mais nous ne sommes jamais obligés d’acheter ce qu’il vend, ni même d’écouter son argumentaire.

En apprenant à décrocher de l’histoire (défusion cognitive) et à accepter la présence transitoire du démarcheur sans lui ouvrir notre salon, nous récupérons l’énergie nécessaire pour faire ce qui compte vraiment pour nous.

Voir aussi la Métaphore des passagers du bus

L’Anxiété vous joue des tours ? Utilisez le « GPS » (TCC) !

Il nous arrive à tous d’être confrontés à des pensées qui s’emballent. Face à un examen, une présentation importante ou un imprévu, notre esprit a parfois cette fâcheuse tendance à imaginer le pire scénario possible. En Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC), ce phénomène porte un nom : la catastrophisation.

Pour aider nos patients à débrayer ce mécanisme et à retrouver de la sérénité, nous utilisons différentes stratégies. Voici l’un des outils cliniques, qui à l’avantage d’être simple à mémoriser : la technique du GPS (Gravité, Probabilité, Solution).

Pour mieux visualiser cette méthode, voici une infographie récapitulative :

la technique du "GPS" en TCC

Qu’est-ce que la technique du GPS ?

Le GPS est une approche de restructuration cognitive et de résolution de problèmes. Lorsqu’une pensée anxiogène surgit, l’objectif est de la passer au crible de trois questions fondamentales :

1. G comme Gravité : « Si le pire arrivait, quelle en serait la gravité réelle ? »

L’anxiété altère notre perception en nous faisant percevoir chaque incident comme la fin du monde. L’étape de la Gravité consiste à évaluer objectivement l’impact de l’événement. S’agit-il d’une véritable catastrophe absolue, d’une difficulté majeure ou simplement d’un inconvénient minime ? En mesurant les séquelles et répercussions réelles, on parvient bien souvent à dégonfler la charge émotionnelle de la pensée (Beck, 2011).

2. P comme Probabilité : « Quelle est la chance réelle que cela se produise ? »

Notre cerveau anxieux a tendance à confondre ce qui est possible avec ce qui est probable. Oui, il est techniquement possible de rater complètement une présentation, mais quelle en est la probabilité statistique (en %) si l’on se base sur les faits et vos expériences passées ? En cherchant des preuves tangibles, on rétablit la réalité factuelle face aux scénarios imaginaires (Beck & Clark, 2010).

3. S comme Solution : « Si cela arrivait malgré tout, que ferais-je ? »

C’est l’étape clé qui redonne le pouvoir d’agir. Plutôt que de subir la rumination passive, on bascule en mode « résolution active de problèmes » (coping). Quels outils sont à votre disposition ? Vers quelle aide extérieure (collègues, amis, professionnels) pouvez-vous vous tourner ? Établir un plan d’action concret renforce immédiatement le sentiment d’auto-efficacité (Bandura, 1977).

D’où vient cette méthode ?

Si le terme « GPS » est un acronyme mnémotechnique couramment utilisé dans le paysage thérapeutique francophone, ses fondements scientifiques proviennent directement des modèles majeurs de la psychologie cognitive :

  • Le modèle transactionnel du stress (Lazarus & Folkman, 1984) : Ces travaux ont démontré que le stress n’est pas provoqué par l’événement lui-même, mais par le déséquilibre entre l’évaluation du danger (Gravité / Probabilité) et l’évaluation de nos propres ressources pour y faire face (Solution).

  • La thérapie cognitive de l’anxiété (Beck & Clark, 2010) : Initiée par Aaron T. Beck, elle met en lumière les biais cognitifs (comme le saut aux conclusions ou la dramatisation) que le questionnaire socratique du GPS permet de corriger.

En conclusion

Le GPS ne cherche pas à faire preuve d’un optimisme aveugle, mais bien d’un réalisme pragmatique. La prochaine fois qu’une pensée commence par « Et si… », activez votre GPS intérieur pour évaluer la route, recalibrer vos peurs et tracer un chemin vers des solutions concrètes.

Références scientifiques pour aller plus loin :

  • Beck, J. S. (2011). Cognitive behavior therapy: Basics and beyond (2nd ed.). Guilford Press.

  • Beck, A. T., & Clark, D. A. (2010). Cognitive therapy of anxiety disorders: Science and practice. Guilford Press.

  • Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.

 

Rencontre au fil de l’eau : 1h45 de dialogue autour de la santé intégrative avec Antoine Lacouturière

Ce jeudi 14 mai, jour de l’Ascension, restera marqué par une très belle rencontre, à la fois humaine et professionnelle. J’ai eu le plaisir d’accueillir Antoine Lacouturière pour l’enregistrement d’un nouvel épisode de ses podcasts « Toucher du doigt la Santé ». Si l’entretien au cabinet était le but initial de sa venue, nous avons choisi de privilégier le mouvement en partageant d’abord une marche de plus de deux heures, posant ainsi les bases de notre échange. Après une interview dense et fluide de près de 2h15, le montage final donnera naissance à un bel épisode d’environ 1h45.

Retrouvailles et mise en élan sur les bords de Rance

Après une première rencontre en 2020  à Toulouse, à l’Institut de Sophrologie du Sud-Ouest, puis des  partages en visio à l’automne 2024, ce moment en présentiel est venu sceller nos liens. Avant d’allumer les micros, nous avons pris le temps de prolonger ces partages le long des rives de la Rance. Une balade d’environ 9 kilomètres, entre terre et eau, idéale pour installer une écoute mutuelle et faire cheminer nos réflexions. C’est dans ce cadre apaisant que le ton de notre échange s’est naturellement posé.

(Photos prises par Antoine)

Au cœur du sujet : Parcours, vision de la santé et outils thérapeutiques

Une fois installés, l’interview s’est structurée autour de thématiques qui nous tiennent particulièrement à cœur. Antoine m’a d’abord invité à revenir sur mon parcours, avant de me questionner sur ma propre définition de la santé. Loin d’une simple absence de maladie, nous avons exploré la santé sous un angle dynamique, global et profondément ancré dans le vivant.

Nous sommes ensuite entrés dans le vif de ma pratique thérapeutique, en abordant la complémentarité des approches qui guident mes accompagnements au quotidien :

  • La Sophrologie, pour la reconnexion corporelle et la conscience de soi.
  • L’ACT (Thérapie d’Acceptation et d’Engagement), pour cultiver la flexibilité psychologique et agir en direction de ses valeurs.
  • Les TCC (Thérapies Cognitives et Comportementales), pour comprendre et faire évoluer les schémas de pensée et de comportement.
  • Le FIT (Feedback-Informed Treatment), un outil précieux de mesure de l’alliance thérapeutique et des effets du suivi, permettant d’ajuster la thérapie en continu grâce aux retours du patient.
Antoine Lacouturière et Pascal Gautier

Une parenthèse méditative pour conclure

Pour clore ce riche dialogue de près de deux heures, j’ai proposé à Antoine – et à travers lui, à l’ensemble de ses auditeurs – une courte pratique méditative guidée. Une manière de revenir au corps, de poser l’esprit et d’intégrer pleinement l’expérience de notre échange.

Merci encore à toi Antoine pour ces moments plein d’humanité !

Informations pratiques : > L’épisode sera très prochainement disponible à l’écoute sur le site d’Antoine Lacouturière ainsi que sur les plateformes de diffusion habituelles. Restez connectés, je partagerai les liens directs ici dès sa mise en ligne !

Dispositif « Mon Soutien Psy » : critères d’éligibilité et cadre de prise en charge

Éligibilité et critères d’exclusion au dispositif

Le cadre réglementaire du dispositif (arrêtés du 8 mars 2022 et du 24 juin 2024) définit les situations qui ne relèvent pas d’un accompagnement psychologique de première intention en libéral. Dans ces cas, une prise en charge spécialisée ou pluridisciplinaire est requise.

Cas ne relevant pas du dispositif

L’orientation vers un psychiatre ou une structure spécialisée est nécessaire pour les situations suivantes :

  • Pour les adultes :

    • Risques suicidaires ou antécédents psychiatriques lourds (au cours des 3 dernières années).

    • Formes sévères de dépression, de troubles anxieux ou alimentaires.

    • Dépendance aux substances psychoactives.

    • Troubles neuro-développementaux sévères.

    • Patients en ALD, en invalidité pour motif psychiatrique, ou en arrêt de travail prolongé (> 6 mois) pour raisons de santé mentale (ou l’ayant été il y a moins de 2 ans).

  • Pour les mineurs (enfants et adolescents) :

    • Signes de gravité (troubles alimentaires, retrait social majeur, troubles du comportement sévères).

    • Troubles neuro-développementaux.

    • Dépendances aux substances.

    • Jeunes actuellement suivis en pédopsychiatrie (ou l’ayant été durant les 2 dernières années).

À noter :

Dans le cadre du dispositif « Mon Soutien Psy », mon cabinet accompagne exclusivement les mineurs répondant à certains critères spécifiques (par exemple : adolescents à partir de 12 ans, ou problématiques ciblées).

Ce dispositif exige que la 1ère séance (évaluation…) soit réalisée en cabinet.

Pour toute demande concernant un enfant ou un adolescent, je vous invite à me contacter préalablement afin de confirmer si la situation relève de mon champ d’intervention conventionné.

Vous pouvez trouver des collègues pour ce dispositif (adultes et enfants) via https://monsoutienpsy.ameli.fr/recherche-psychologue

Situations particulières et traitements

Sous certaines conditions, l’accès au dispositif reste possible pour les patients sous traitement :

  • Avis psychiatrique requis : Pour les patients présentant un trouble bipolaire, borderline ou sous traitement psychotrope complexe, l’accompagnement peut être validé après avis formel d’un psychiatre.

  • Orientation médicale directe : Un médecin peut orienter un patient vers le dispositif si le traitement médicamenteux est récent (antidépresseurs depuis moins de 6 mois, ou hypnotiques/benzodiazépines depuis moins d’un mois).

Évolution du suivi et concertation médicale

La collaboration avec le médecin traitant ou le psychiatre est essentielle durant le parcours de soin (jusqu’à 12 séances par an). Un avis médical — pouvant être transmis par simple échange (mail, téléphone, courrier) — doit être sollicité si :

  1. L’état du patient ne s’améliore pas ou s’aggrave.

  2. La pathologie initiale se révèle plus complexe que prévu.

  3. Un critère d’exclusion apparaît en cours de suivi.

  4. Un renouvellement des séances est envisagé dans la limite annuelle autorisée.

L’auto-compassion préférable à la quête de l’estime de soi

Ilios Kotsou auto-compassion et estime de soi

Dans son ouvrage (souvent associé ou intégré à ses réflexions sur la lucidité et la sérénité), Ilios Kotsou s’appuie sur les travaux de chercheurs comme Kristin Neff pour démontrer que l’auto-compassion est un levier de bien-être bien plus stable et sain que l’estime de soi.

Voici la synthèse de ses propos sur cette distinction fondamentale :

1. Les limites de l’estime de soi

Kotsou souligne que l’estime de soi repose souvent sur une évaluation et une comparaison (Kotsou, 2014). Pour s’estimer, on cherche à être « au-dessus de la moyenne », ce qui crée plusieurs problèmes :

  • Instabilité : Elle fluctue en fonction des succès et des échecs.
  • Narcissisme : La quête d’une haute estime de soi peut mener à un ego boursouflé et au besoin de se sentir supérieur aux autres.
  • Évitement : Elle pousse à nier ou masquer ses faiblesses pour protéger son image de soi.

2. La force de l’auto-compassion

Contrairement à l’estime de soi, l’auto-compassion ne dépend pas d’un jugement de valeur. Elle consiste à se traiter avec la même bienveillance que l’on offrirait à un ami cher. Selon Kotsou, elle repose sur trois piliers (Neff, 2003 ; Kotsou, 2014) :

  • La bienveillance envers soi : Être doux plutôt que critique envers soi-même face à l’échec.
  • L’humanité commune : Reconnaître que la souffrance et l’imperfection font partie de l’expérience humaine partagée, ce qui réduit l’isolement.
  • La pleine conscience : Observer ses émotions douloureuses sans les ignorer, ni les amplifier par la rumination.

3. Pourquoi privilégier l’auto-compassion ?

  • Résilience accrue : Les études montrent que les personnes pratiquant l’auto-compassion se remettent plus vite des échecs car elles ne perdent pas d’énergie à s’auto-flageller.
  • Motivation réelle : Contrairement à l’idée reçue, être compatissant envers soi n’est pas de la complaisance. Cela favorise au contraire la volonté de s’améliorer, car le changement n’est plus dicté par la peur du jugement, mais par le soin de soi (Kotsou, 2014).
  • Stabilité émotionnelle : C’est un « système de sécurité » interne qui reste disponible même quand les choses vont mal, contrairement à l’estime de soi qui nous abandonne dès que nous échouons.

Apprivoiser les émotions avec Ilios Kotsou : Cette vidéo permet de mieux comprendre comment la bienveillance envers nos émotions difficiles est un pilier central de la sérénité telle qu’Ilios Kotsou l’enseigne.  

Vœux 2026 : et si cette année, nous cultivions ce qui compte vraiment ?

Flexibilité & Valeurs Meilleurs voeux 2026 Agir selon ce qui compte

Chers lecteurs, chères lectrices,

En ce début de nouvelle année, l’air est souvent empli de résolutions, de grandes aspirations et de la douce promesse d’un renouveau.

Et si, pour 2026, nous allions au-delà des objectifs habituels pour cultiver quelque chose de plus profond et durable : la flexibilité psychologique ?

Le piège des « bonnes » résolutions

Nous l’avons tous expérimenté : la pression de devoir être « parfait », d’atteindre des idéaux qui, parfois, ne sont pas alignés avec nos valeurs profondes. Combien de résolutions de début d’année finissent par s’éteindre, nous laissant avec un sentiment d’échec ?

L’Approche par l’Acceptation et l’Engagement (ACT) nous invite à regarder les choses autrement. Plutôt que de lutter contre nos pensées ou émotions difficiles, elle nous propose de les accueillir, de les observer avec curiosité, et de choisir nos actions en fonction de ce qui donne réellement sens à notre vie.

2026 : Une année pour agir selon vos valeurs

Pour cette nouvelle année, je ne nous souhaite pas l’absence de défis – car ils font partie de l’expérience humaine. Souhaitons-nous plutôt la capacité d’accueillir ces défis avec souplesse, sans nous laisser emporter par les orages intérieurs.

Je vous souhaite d’identifier clairement ce qui compte le plus pour vous :
est-ce la connexion avec vos proches ?
L’épanouissement professionnel ? La créativité ? L’altruisme ?
Une fois ces valeurs éclaircies,
l’ACT nous aide à poser des actions concrètes, même petites, qui nourrissent ces piliers essentiels.

  • Faire de la place : Apprenez à observer vos pensées et émotions, agréables ou non, sans jugement. Elles sont comme des nuages qui passent dans le ciel.

  • Choisir sa direction : Clarifiez ce qui est vraiment important pour vous, au fond de vous.

  • Agir avec intention : Posez des gestes, même modestes, qui vous rapprochent de la personne que vous souhaitez être, et de la vie que vous souhaitez construire.

Une invitation à la flexibilité

Que 2026 soit une année d’exploration, d’apprentissage et d’engagement. Une année où, plutôt que de poursuivre un bonheur éphémère, vous construisez une vie riche et pleine de sens, petit pas après petit pas !

 

Je suis là pour vous accompagner sur ce chemin, si vous le souhaitez….

 

Le Krav-Maga thérapeutique

 Le Krav Maga thérapeutique, proposé par le psychiatre Armand Cabasson, complète un protocole standard de Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC) pour traiter le Trouble de Stress Post-Traumatique (TSPT) suite à une agression, en ajoutant trois séances spécifiques . Il utilise des techniques d’activation comportementale, d’exposition émotionnelle et de traitement de la mémoire traumatique via des stimulations sensorielles (bottom-up), permettant au patient (désigné comme « défenseur ») d’achever mentalement les gestes de défense inachevés lors du trauma et de créer un « scénario gagnant » de riposte et fuite réussie .

Le protocole débute par une séance préparatoire en cabinet pour choisir un « point de divergence » dans le souvenir de l’agression (point de répétition, hot spot ou moment tolérable), suivie d’une séance in vivo dans un club de Krav Maga avec un instructeur, un partenaire simulant l’agresseur et une personne-ressource ; le défenseur répète une séquence réaliste de défense-riposte-fuite en variant les stimuli sensoriels (vêtements, sons, odeurs) pour graver ce nouveau souvenir en concurrence avec le trauma . Une troisième séance en cabinet permet verbalisation, feedback et préparation à une consolidation (répétitions motrices, visualisations, vidéos) pour renforcer l' »aiguillage » des souvenirs répétitifs vers cette répétition positive .

Cette approche cible les adultes, adolescents et enfants victimes d’agressions avec syndrome d’intrusion (flashbacks, cauchemars), en restaurant le sentiment d’efficacité personnelle via quatre mécanismes : lutte contre l’évitement, traitement ascendant de la mémoire traumatique fragmentée, achèvement des actions inachevées et rescripting cognitif .

L’article en accès libre : https://armand-cabasson.com/2021/11/10/krav-maga-therapeutique/

Soi contextuel et vagues émotionnelles

Voilier en mer« Le jour où votre mère meurt, vous souffrez. Si quelqu’un vient vous voir pour exprimer sa tristesse et vous offrir son amitié, son soutien et une main chaleureuse, cela vous réconforte.

C’est le monde des vagues. Il se caractérise par la naissance et la mort, les hauts et les bas, l’être et le non être. La vague à un début et une fin.

Ce n’est pas le cas de l’eau.

Dans le monde de l’eau, il n’y a ni naissance, ni mort, ni être ni non être, ni début ni fin. Quand nous touchons l’eau, nous touchons la réalité dans sa dimension ultime et nous nous libérons de tous ces concepts. »

Thich Nhat Hanh (1994), La plénitude de l’instant, vivre en pleine conscience.

La citation de Thich Nhat Hanh illustre en partie de façon poétique une distinction centrale de la thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT) : celle entre le soi contenu et le soi contextuel.

Dans cette perspective, les vagues représentent nos expériences immédiates – pensées, émotions, souvenirs, douleurs ou joies – qui apparaissent et disparaissent au fil du temps. C’est ce que l’ACT appelle le « soi comme contenu », c’est-à-dire l’ensemble des histoires que nous nous racontons sur nous-mêmes et sur notre vie, et qui peuvent parfois nous submerger ou nous enfermer.

En revanche, l’eau symbolise le « soi comme contexte », cette part de nous qui observe, accueille et contient toutes ces vagues sans jamais être réduite à aucune d’elles. L’eau ne disparaît pas lorsque la vague retombe ; elle reste présente, inchangée, quelle que soit la forme ou l’intensité des vagues qui la traversent. Dans la pratique de l’ACT, apprendre à se connecter à ce « soi contextuel », c’est découvrir en soi un espace d’accueil et de stabilité, qui permet de traverser les tempêtes émotionnelles sans s’y perdre complètement.

En simplifiant, disons que l’ACT nous invite notamment à reconnaître que nous ne sommes pas uniquement nos pensées ou nos émotions, mais aussi la conscience qui peut les observer. Cela ouvre la possibilité de vivre avec plus de liberté et de souplesse, en n’étant plus prisonnier de nos vagues intérieures, mais en apprenant à naviguer sur l’océan de notre expérience humaine.

Thich Nhat Hanh souligne toutefois dans ce texte une dimension spirituelle qui dépasse l’expérience individuelle. Cela est clarifié dans le chapitre d’où est issu ce court extrait.

Pascal, avril 2025

Accueillir 2025 avec l’ACT

2025

Acceptez, agissez, épanouissez-vous :
Les clés de la thérapie ACT pour une vie plus sereine

2025 s’annonce comme une année riche en possibilités.

En tant que psychologue ACT, je vous invite à l’aborder avec curiosité et gentillesse vis-à-vis de vous-mêmes. Imaginez cette année comme une feuille blanche sur laquelle vous écrivez l’histoire de votre bien-être.

Souvenez-vous, l’ACT nous enseigne que nous ne pouvons pas toujours contrôler ce qui nous arrive, mais nous pouvons choisir comment y réagir.

En cultivant la pleine présence, nous apprenons à observer nos pensées et nos émotions sans les juger.
En pratiquant l’acceptation, c’est-à-dire l’accueil de ce qui se présente, notamment en nous, nous cessons de lutter contre ce qui est et nous ouvrons la porte à de nouvelles expériences.
Et en définissant nos valeurs et en agissant en leur nom, nous donnons un sens à notre vie.

Cette année, je vous encourage à :

  • Explorer vos valeurs profondes : Qu’est-ce qui compte vraiment pour vous ?
  • Pratiquer la pleine présence au quotidien : Accordez-vous des moments de présence à vous-même et à votre environnement.
  • Accepter ce qui est, sans jugement : Les difficultés font partie de la vie, apprenons à les vivre avec plus de sérénité.
  • Agir en direction de ce qui vous importe : Fixez-vous des objectifs réalisables et célébrez chaque petite victoire.

Souvenez-vous, le bonheur n’est pas une destination, mais un voyage.
Et ce voyage, vous le faites à votre rythme.

Je vous souhaite une année 2025 remplie de moments précieux, de croissance personnelle et de bien-être !

N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez explorer ces concepts plus en profondeur ou si vous avez besoin d’un accompagnement personnalisé.

Syndrome de l’imposteur

Syndrome de l'imposteur

Le syndrome de l’imposteur est un phénomène psychologique où une personne doute de sa légitimité et attribue ses succès à la chance plutôt qu’à ses compétences.

Ce sentiment, théorisé par Pauline Rose Clance et Suzanne Imes en 1978, touche environ 70% des individus au moins une fois dans leur vie. Il peut entraîner anxiété, burnout et dépression.

👉 Comment surmonter le syndrome de l’imposteur

✔️ 1. Identifier le syndrome : Reconnaître les signes et comprendre son fonctionnement personnel.

✔️ 2. Mettre à distance : Utiliser l’imagination pour externaliser et nommer les pensées négatives.

✔️ 3. Changer de perspective : Confronter les pensées négatives avec des preuves de ses compétences réelles.

✔️ 4. Chercher du soutien : Consulter un psychologue pour travailler sur l’estime de soi et les causes profondes.

Pascal GAUTIER

  • Infographie complète réalisée par Chrystèle Lim, à partir d’un texte de Fabrice Pastor
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