On pense rarement à se poser la question :
Qu’est-ce qui me rend vivant ? Qu’est-ce qui me fait vraiment du bien ?
Eh bien dans cet épisode, nous allons le faire, et voir comment arroser cette vie en nous.
Fabrice Midal (vidéo d’environ 2 min)

Thérapies ACT Comportementales, Cognitives et Emotionnelles (TCC)
Pascal GAUTIER, Psychologue, Sophrologue RNCP-FEPS, près de Dinan (22) et à distance
On pense rarement à se poser la question :
Qu’est-ce qui me rend vivant ? Qu’est-ce qui me fait vraiment du bien ?
Eh bien dans cet épisode, nous allons le faire, et voir comment arroser cette vie en nous.
Fabrice Midal (vidéo d’environ 2 min)
Il arrive parfois qu’on se blesse gravement, et qu’on ait besoin d’un garrot pour ne pas perdre trop de sang. Mais si on laisse un garrot posé pendant trop longtemps, le membre se nécrose. C’est aussi vrai dans la théorie du bourgeon…
Quels sont les garrots dont vous voudriez vous défaire ?
Fabrice Midal (vidéo de 2 min)
Avez-vous déjà remarqué, lorsqu’un enfant tombe sans se faire trop mal, ce moment où il hésite pendant quelques secondes entre pleurer ou repartir jouer ?
C’est le point de départ de notre défi du jour… Je ne vous en dis pas plus, à tout de suite dans la vidéo !
Fabrice Midal
Un podcast intéressant (50 min, avec vitesse réglable) du psychanalyste Dr. Nasio sur France-Inter
Répondant à la question d’un patient :
“Comment savoir si je suis ou non amoureux ?”
le Docteur Nasio explique que l’amour est un sentiment hétérogène et qu’à l’instar d’un bouquet composé de fleurs il faut se retrouver dans la plupart des émotions qui composent l’amour.

Après avoir défini l’amour comme une illusion et un besoin, le Docteur Nasio décrit chacune des onze fleurs qui composent le Bouquet de l’amour : le désir sexuel ; l’aimé fantasmé ; l’admiration ; le narcissisme de chacun des partenaires ; l’amour de soi ; la satisfaction / insatisfaction ; la culpabilité ; la sollicitude ; la crainte d’être abandonné ; la jalousie et la dépendance.
Saphia WESPHAEL, « Droit de citer »
Être #différent…
Être différent n’est en soi ni positif ni négatif – c’est simplement une réalité de la diversité humaine.
Nos différences, qu’elles soient physiques, intellectuelles, culturelles ou comportementales, font partie intégrante de notre identité individuelle.
La psychologie nous enseigne que ces différences peuvent être source de défis, notamment en termes d’intégration sociale, mais aussi de grandes forces.
Elles peuvent stimuler la créativité, apporter des perspectives uniques et enrichir nos interactions. L’essentiel est d’apprendre à accepter et valoriser sa propre singularité, tout en développant l’ouverture d’esprit nécessaire pour apprécier celle des autres.
Ultimement, c’est notre attitude envers nos différences, plutôt que les différences elles-mêmes, qui détermine leur impact sur notre bien-être et nos relations.
Complément, Le Soi et le personnage : https://gautierpascal.fr/le-soi-ou-le-personnage/
Le philosophe Eckart Tolle donne une clé pour l’estime de soi : elle consiste à être à l’aise avec l’état de non-connaissance, de ne pas savoir.
Il prône une forme d’état de conscience sans pensée conceptuelle, c’est-à-dire, sans comparaison ni jugement, de soi, du monde, des autres, autant d’éléments source de souffrance.
Cet état de conscience me semble plus une visée, une orientation, qu’un accomplissement tant cela me semble impossible de manière constante !

Il s’agit toutefois d’un état qui peut s’accroître, par un entraînement de l’esprit, par une présence attentive à ce que nous expérimentons, en commençant par des petites choses au quotidien, en ralentissant notre rapport au monde et aux autres, à nous-mêmes, en développant plus de lucidité harmonieuse.
D’autres fois de manière plus formelle, en nous arrêtant dans une forme de méditation, c’est-à-dire, dans une présence ouverte et bienveillante à ce qui se présente, que ce soit désagréable ou confortable, tant au niveau de nos sensations, de nos émotions et de nos pensées.
Cette pleine présence, dans une assise silencieuse, reste à mes yeux une forme d’exercices spirituels essentiels, une hygiène psychologique et l’une des clés de libération : se libérer pas à pas du dictat de nos pensées et croyances délétères.
Ce faisant, nous développons cette conscience de ne pas être ces phénomènes qui nous traversent (puisque qu’une part plus vaste en nous, forme de Soi observateur, peut les remarquer).
Nous ne sommes ni les histoires qui nous traversent, ni les histoires que nous traversons !
Cette confusion entre les étiquettes sociales, professionnelles, familiales, relationnelles, et l’être que nous sommes profondément, est une autre source de souffrance, la source principale de la mauvaise estime de soi.¹
Nous sommes bien plus que toutes ces étiquettes, que toutes ces histoires, même si elles nous influencent et restent importantes, puisque nous restons des « animaux sociaux », ou plus précisément « des animaux politiques », au sens souligné par Aristote…
¹ Voir aussi l’article Le Soi ou le personnage
«La route n’existe pas, il n’y a que les raisons du départ et du prochain voyage qui comptent»
« L’échec, c’est la 1ère étape de la réussite » Fabien Olicard
« Chacun de nous a en soi des ressources puissantes pour avancer, rebondir et atteindre ses objectifs de vie.
Être heureux peut aussi s’apprendre ! Vous ne le saviez pas, mais les échecs ont fait partie intégrante du chemin de vie de Fabien Olicard et ne l’ont pourtant pas empêché de trouver ce qu’on appelle le » bonheur « .
En effet, chacun de nous a en soi des ressources puissantes pour avancer, rebondir et atteindre ses objectifs de vie. Voici ce que Fabien Olicard vous propose dans son livre Le bonheur est caché dans un coin de votre cerveau :
– Commencez par décontaminer votre cerveau, et entrevoyez
alors une nouvelle réalité !
– Assouplissez vos pensées, transformez vos échecs en réussites.
– Découvrez les 10 cachettes de votre bonheur (dans le début de votre journée, dans la joie pour les autres, dans la communication bienveillante…).
Dans ce nouvel ouvrage, l’homme derrière l’artiste se confie sans fards pour mieux vous guider dans cette aventure.
En refermant ce livre, vous serez la même personne… mais en bien plus heureuse ! » (4e de couverture)

«On dit qu’avant d’entrer dans la mer, une rivière tremble de peur.
Elle regarde en arrière le chemin qu’elle a parcouru, depuis les sommets, les montagnes, la longue route sinueuse qui traverse des forêts et des villages, et voit devant elle un océan si vaste qu’y pénétrer ne parait rien d’autre que devoir disparaître à jamais.
Mais il n’y a pas d’autre moyen.La rivière ne peut pas revenir en arrière.
Personne ne peut revenir en arrière.Revenir en arrière est impossible dans l’existence.
La rivière a besoin de prendre le risque et d’entrer dans l’océan.
Ce n’est qu’en entrant dans l’océan que la peur disparaîtra, parce que c’est alors seulement que la rivière saura qu’il ne s’agit pas de disparaître dans l’océan, mais de devenir océan…»
Khalil Gibran, « Le Prophète »
Fabrice MIDAL reçoit Franck LOPVET, que je découvre ici, pour un entretien peu commun, de cœur à cœur, à propos de son livre Ton autre vie.

Je crois que l’essentiel de l’humanité reste l’Amour respectueux, de soi et des autres.
Apprenons à ne pas trop nous juger, à accepter nos doutes et difficultés dans cette quête, envers nous-mêmes et ceux avec qui nous interagissons.
Cela ne sera pas toujours facile, mais l’essentiel reste de progresser sur ce Chemin, pour plus de sens à nos vies.
Belle journée à tous !
Pascal

Le bonheur peut être comparé au sommeil : plus on fait d’efforts pour l’attraper, plus il semble s’éloigner. Cette analogie illustre parfaitement la nature paradoxale du bonheur. En tant que psychologue spécialisé en Thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT), je constate souvent que la quête effrénée du bonheur peut en réalité nous en éloigner.
Nous vivons dans une société qui valorise la recherche constante du bonheur. Les publicités, les réseaux sociaux et même notre entourage nous incitent à croire que le bonheur est un état permanent que nous devons atteindre à tout prix. Cette pression peut nous pousser à nous engager dans des comportements contre-productifs, comme la surconsommation, la recherche de gratifications immédiates ou la comparaison constante avec les autres.
Lorsque nous faisons des efforts excessifs pour être heureux, nous risquons de nous enfermer dans un cycle de frustration et de déception. Le bonheur devient alors une sorte de trophée que nous devons conquérir, plutôt qu’un état naturel que nous pouvons cultiver. Cette approche peut nous rendre aveugles aux petits moments de joie et de satisfaction qui parsèment notre quotidien.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le bonheur n’est pas quelque chose qui nous tombe dessus par hasard. Il se prépare et se cultive. En ACT, nous encourageons les individus à se concentrer sur les actions et les comportements qui sont en accord avec leurs valeurs fondamentales. En vivant en harmonie avec nos valeurs, nous créons un environnement propice au bonheur.
L’ACT met l’accent sur l’acceptation de nos émotions et de nos pensées, même celles qui sont désagréables. En acceptant nos expériences intérieures sans jugement, nous pouvons nous libérer de la lutte constante contre nous-mêmes. Cette acceptation nous permet de nous engager pleinement dans des actions qui ont du sens pour nous, même en présence de pensées ou d’émotions difficiles.
Une autre clé du bonheur réside dans la capacité à vivre pleinement dans le moment présent. La pleine conscience nous aide à être attentifs à ce qui se passe ici et maintenant, sans nous laisser distraire par les regrets du passé ou les inquiétudes pour l’avenir. En étant pleinement présents, nous pouvons savourer les petits plaisirs de la vie et trouver du sens dans nos actions quotidiennes.
Le bonheur, comme le sommeil, est quelque chose qui vient naturellement lorsque nous cessons de le poursuivre de manière obsessionnelle. En cultivant l’acceptation, l’engagement et la pleine conscience, nous pouvons créer un environnement propice au bonheur. Plutôt que de chercher à attraper le bonheur, nous pouvons le laisser émerger naturellement en vivant en accord avec nos valeurs et en savourant chaque moment de notre vie.
En tant que psychologue ACT, je vous encourage à explorer ces concepts et à les intégrer dans votre quotidien.
Le bonheur n’est pas un objectif à atteindre, mais un état à cultiver et à savourer !
Pascal
« Apprends-moi l’art des petits pas.
Je ne demande pas de miracles ni de visions, mais je demande la force pour le quotidien.
Rends-moi attentif et inventif pour saisir, au bon moment les connaissances et expériences qui me touchent particulièrement.
Affermis mes choix, dans la répartition de mon temps.

Donne-moi de sentir ce qui est essentiel et ce qui est secondaire.
Je demande la force, la maîtrise de soi et la mesure, que je ne me laisse pas emporter par la vie, mais que j’organise avec sagesse le déroulement de la journée.
Aide-moi à faire face aussi bien que possible à l’immédiat et à reconnaître l’heure présente comme la plus importante.
Donne moi de reconnaître avec lucidité que la vie s’accompagne de difficultés, d’échecs, qui sont occasions de croître et de mûrir.
Fais de moi un homme capable de rejoindre ceux qui gisent au fond. Donne-moi, non pas ce que je souhaite, mais ce dont j’ai besoin.
Apprends-moi l’art des petits pas »
Texte attribué à Antoine de St Exupéry Illustration conceptuelle inspirée par la méthode des petits pas

– Je t’aime, dit le Petit Prince.
– Moi aussi, je te veux, dit la rose.
– Ce n’est pas pareil, répondit le Petit Prince. Vouloir, c’est prendre possession de quelque chose, de quelqu’un. C’est chercher chez les autres ce qui peut remplir nos besoins personnels d’affection, de compagnie… Vouloir, c’est chercher à faire nôtre ce qui ne nous appartient pas, c’est s’approprier ou désirer quelque chose pour nous combler, parce qu’à un moment donné, quelque chose nous manque.
Aimer, c’est désirer le meilleur pour l’autre, même s’il a des aspirations différentes des nôtres.
Aimer, c’est permettre à l’autre d’être heureux, même si son chemin est différent du mien. C’est un sentiment désintéressé qui naît d’un don de soi, c’est se donner entièrement à partir de notre cœur.
Quand on aime, on donne sans rien demander en échange, pour le simple et pur plaisir de donner. Mais il est aussi certain que ce don, ce don de soi, complètement désintéressé, ne se fait que quand on connaît.
Nous ne pouvons aimer que ce que nous connaissons, parce qu’aimer veut dire se jeter dans le vide, faire confiance à la vie et à l’âme.
L’âme ne s’achète ni se vend. Et connaître, c’est justement tout savoir de toi, de tes joies, de ta paix, mais aussi de tes contrariétés, de tes luttes, de tes erreurs.
Parce que l’amour transcende les disputes, la lutte et les erreurs, l’amour, ce n’est pas uniquement pour les moments de joie.
Aimer, c’est la confiance absolue que, quoi qu’il se passe, tu seras toujours là. Non parce que tu me dois quelque chose, non par possession égoïste, mais juste être là, en compagnie silencieuse.
Aimer, c’est savoir que le temps n’y changera rien, ni les tempêtes, ni mes hivers.
Aimer, c’est donner à l’autre une place dans mon cœur pour qu’il y reste comme un père, une mère, un fils, un ami, et savoir que dans son cœur à lui, il y a une place pour moi.
Donner de l’amour ne vide pas l’amour, au contraire, il l’augmente.
La manière de donner autant d’amour, c’est d’ouvrir son cœur et de se laisser aimer.
– J’ai compris, dit la rose.
– Ne cherche pas à comprendre l’amour. Vis-le, dit le Petit Prince.
Texte dont je ne connais pas encore l’auteur, inspiré de l’œuvre d’Antoine de St-Exupéry
Bonjour,
S’il est aujourd’hui facile de la distinguer de la religion, peut-être faudrait-il définir ou préciser ce qu’est la « spiritualité« .
J’ai aimé lire un jour chez T. Janssen que « La religion divise et la spiritualité rassemble« . J’ai été surpris de lire cette même phrase dans les propos de F. Mitterrand, propos reportés par Marie de Hennezel dans son ouvrage « Croire aux forces de l’esprit ». Surpris car cette phrase identique a été prononcée avant l’édition du livre de Janssen, mais publiée quelques années après. Mais ce fût somme toute une agréable surprise.
Si je n’étais pas et ne suis toujours pas pro-Mitterrand, si T. Janssen me déçoit avec le partage de selfies en train de méditer devant des pyramides d’Egypte sur les réseaux sociaux (je lui en ai parlé ; il est simplement humain ;-)), je crois que la spiritualité est essentiellement liée à la vie, qu’elle peut se croiser au fil de nombreux ouvrages, auteurs et personnes, même si elles ne sont pas exemplaires, même si le propos n’est pas celui ci.

La vie et la nature sont sacrées à mes yeux, malgré ces parts d’ombres qui peuvent nous traverser et nous tirer vers d’autres horizons…
La spiritualité se manifeste dans l’Amour, s’illumine dans l’Art et est souligné par le Beau…
La spiritualité me relie à la notion de « numineux », dont la paternité est attribuée souvent à tort à Carl Gustav Jung (1). Il est ce saisissement, cet effroi soudain face à la perception d’un « objet existant en dehors de soi (…) où l’âme se tourne d’elle-même vers cet objet… » C’est cette expérience dont parle probablement E. Tolle.
Faute de mots, il était admis pour beaucoup de désigner par « Dieu » cet « objet ».
Mais encore une fois, il me semble que la spiritualité est le lien avec ce sacré qui est en nous, ce mystère que nous projetons en des noms divers et représentations variées souvent colorés d’anthropomorphisme infantile et/ou rassurant (désolé si je choque par ces raccourcis…)
C’est peut-être ce souffle de vie (comme nous le rappelle l’étymologie de « Âme »), cette force intégrative au-delà de notre conscience elle-même. Cette énergie qui se développe au long de la phylogenèse sur notre planète, et de notre propre ontogenèse. Ces éléments me sont « soufflés » par mon expérience autour des Relaxations Dynamiques du 5e au 8e degré, pour rendre à A. Caycedo (2) le fruit de ses recherches sur la conscience, et de mes pratiques initiées depuis mon enfance, renforcées à l’âge adulte…
Nous voyons ainsi que la spiritualité, à mes yeux, dépasse bien sûr le rationnel, le cognitif. Il me semble qu’effectivement certaines expériences de vie l’invitent en nous. Le sentiment de finitude, l’écoute de la vie en nous y contribue. Cette invitation à cette Présence ne nécessite pas d’être un mystique. Du moins il me semble important de rester parmi les vivants 😉
Je crois qu’il reste toutefois important de s’offrir des temps et des lieux pour la contacter. C’est en filigrane ce que propose E. Tolle.
C’est surtout à chacun d’être sceptique mais rester ouvert, d’éprouver, rencontrer et expérimenter, de découvrir et peut-être partager…
Voilà, je pensais n’écrire que quelques lignes, je me suis laissé emporté par le jeu qui s’offrait autour du langage qui nous relie…
Belles découvertes !
(1) Ce terme a été proposé par Rudolf OTTO (1889-1937), l’un des maîtres de la pensée religieuse du XXe siècle. Il est décrit dans son ouvrage « Le sacré »
(2) A. CAYCEDO (1932-2017) est le créateur de la sophrologie. Si j’ai beaucoup apprécié de le rencontrer, de suivre certains de ses cours et d’échanger brièvement, je reste critique quant à certaines de ses positions et propos. Je l’ai évoqué dans le livre « Découvrir la Sophrologie ».