Une posture pour plus de confiance

Article Sophrologie Pratiques et Perspectives n°22
Article Sophrologie Pratiques et Perspectives n°22 – janvier, février, mars 2019

UNE POSTURE POUR PLUS DE CONFIANCE

“Nous terminons comme toujours en respirant profondément plusieurs fois, en activant la confiance, l’harmonie et l’espoir (…)”.

C’est avec ce rituel de fin de séance d’environ huit secondes, dans une posture relâchée, que le fondateur de la sophrologie demandait de terminer les pratiques.

Cela ne peut-il pas être développé ? Je vous propose de le découvrir dans ces quelques lignes.

INFLUENCE MUTUELLE DU CORPS & DE L’ESPRIT

Le fait que l’esprit influence le corps est largement admis. Il suffit d’évoquer pour cela l’effet placebo.

La sophrologie souligne l’importance fondamentale du corps : il est, pour cet art, le pilier de l’entraînement, la base de toutes nos expériences. Avec l’esprit, c’est l’un des pôles de la conscience.

Mais comment confirmer que le corps influence l’esprit ?

Nous savons que l’activité physique diminue le cortisol (hormone du stress), augmente le taux de dopamine, d’endorphines et de sérotonine, ce qui impacte notre humeur.

En 1988, Strack, Martin & Stepper donnent des indices sur l’effet de notre attitude, en prouvant que l’on trouve un dessin animé plus drôle par le simple fait de tenir un crayon entre les dents – ce qui fait appel aux muscles du sourire – que lorsque nous le tenons du bout des lèvres.

POSTURE DE PUISSANCE POUR PLUS DE CONFIANCE

Les conclusions d’Amy Cuddy 1 illustrent encore mieux notre question introductive.

Cette psychologue rappelle des études montrant que nos comportements non verbaux (expression du visage, posture, gestes) influencent fortement ce que les autres pensent ou ressentent à notre égard.

Sa découverte plus récente démontre que nos comportements influencent ce que nous pensons et ressentons de nous-mêmes.  

Incarner une « posture de puissance », en simulant la confiance en soi durant deux minutes, suffit pour ensuite se sentir plus sûr, prendre plus de risques (86 % des sujets parient contre 60 % lors d’une attitude de soumission), augmenter de 20 % le taux de testostérone ou « hormone de puissance » (contre une baisse de 10 %) ; diminuer celui du cortisol de 25 % (au lieu de l’augmenter de 15 % dans une attitude contraire).

Ainsi, depuis 2006, je propose de dynamiser lors des fins de pratiques, la confiance en soi2 dans une posture congruente et d’amplifier cette capacité pendant au moins 20 secondes.

Une posture inspirée du 3e degré peut être utilisée, menton relevé, les mains posées en haut des cuisses ou sur les hanches.

Je vous encourage à l’expérimenter puis partager cette variante !

Pascal GAUTIER, psychologue, sophrologue, www.gautierpascal.fr


1Voir, pour plus de détails, la vidéo TED qu’elle a réalisée ou son livre Montrez-leur qui vous êtes (2016).

2Seulement cette capacité lors des 1ères séances.

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