Rencontre au fil de l’eau : 1h45 de dialogue autour de la santé intégrative avec Antoine Lacouturière

Ce jeudi 14 mai, jour de l’Ascension, restera marqué par une très belle rencontre, à la fois humaine et professionnelle. J’ai eu le plaisir d’accueillir Antoine Lacouturière pour l’enregistrement d’un nouvel épisode de ses podcasts « Toucher du doigt la Santé ». Si l’entretien au cabinet était le but initial de sa venue, nous avons choisi de privilégier le mouvement en partageant d’abord une marche de plus de deux heures, posant ainsi les bases de notre échange. Après une interview dense et fluide de près de 2h15, le montage final donnera naissance à un bel épisode d’environ 1h45.

Retrouvailles et mise en élan sur les bords de Rance

Après une première rencontre en 2020  à Toulouse, à l’Institut de Sophrologie du Sud-Ouest, puis des  partages en visio à l’automne 2024, ce moment en présentiel est venu sceller nos liens. Avant d’allumer les micros, nous avons pris le temps de prolonger ces partages le long des rives de la Rance. Une balade d’environ 9 kilomètres, entre terre et eau, idéale pour installer une écoute mutuelle et faire cheminer nos réflexions. C’est dans ce cadre apaisant que le ton de notre échange s’est naturellement posé.

(Photos prises par Antoine)

Au cœur du sujet : Parcours, vision de la santé et outils thérapeutiques

Une fois installés, l’interview s’est structurée autour de thématiques qui nous tiennent particulièrement à cœur. Antoine m’a d’abord invité à revenir sur mon parcours, avant de me questionner sur ma propre définition de la santé. Loin d’une simple absence de maladie, nous avons exploré la santé sous un angle dynamique, global et profondément ancré dans le vivant.

Nous sommes ensuite entrés dans le vif de ma pratique thérapeutique, en abordant la complémentarité des approches qui guident mes accompagnements au quotidien :

  • La Sophrologie, pour la reconnexion corporelle et la conscience de soi.
  • L’ACT (Thérapie d’Acceptation et d’Engagement), pour cultiver la flexibilité psychologique et agir en direction de ses valeurs.
  • Les TCC (Thérapies Cognitives et Comportementales), pour comprendre et faire évoluer les schémas de pensée et de comportement.
  • Le FIT (Feedback-Informed Treatment), un outil précieux de mesure de l’alliance thérapeutique et des effets du suivi, permettant d’ajuster la thérapie en continu grâce aux retours du patient.
Antoine Lacouturière et Pascal Gautier

Une parenthèse méditative pour conclure

Pour clore ce riche dialogue de près de deux heures, j’ai proposé à Antoine – et à travers lui, à l’ensemble de ses auditeurs – une courte pratique méditative guidée. Une manière de revenir au corps, de poser l’esprit et d’intégrer pleinement l’expérience de notre échange.

Merci encore à toi Antoine pour ces moments plein d’humanité !

Informations pratiques : > L’épisode sera très prochainement disponible à l’écoute sur le site d’Antoine Lacouturière ainsi que sur les plateformes de diffusion habituelles. Restez connectés, je partagerai les liens directs ici dès sa mise en ligne !

Sport ou antidépresseurs : quelle est la meilleure solution contre la dépression ?

Homme à vélo en campagneEffet comparatif du sport et des antidépresseurs sur la dépression

Efficacité sur la dépression

  • L’exercice physique se montre parfois être au moins aussi efficace que les antidépresseurs pour réduire les symptômes de la dépression, quelques fois même plus efficace selon certaines analyses 1,2,3,4,5,6,8.

  • Une vaste méta-analyse montrerait que l’activité physique est 1,5 fois plus efficace que les traitements médicamenteux classiques (antidépresseurs, anxiolytiques) et la psychothérapie pour lutter contre la dépression et l’anxiété 1,8.

  • Une étude récente a constaté qu’après 16 semaines, environ 44% des patients traités par antidépresseurs ou par course à pied en groupe ont vu une amélioration similaire de leur état dépressif 5,6.

Bénéfices additionnels du sport

  • Le sport améliore la condition physique générale, la santé cardiaque, le poids et la tension artérielle, contrairement aux antidépresseurs qui peuvent avoir des effets secondaires négatifs sur ces aspects 3,5,6.

  • L’activité physique stimule la production naturelle de dopamine et de sérotonine, tout en réduisant le cortisol, l’hormone du stress 4.

Limites et adhésion

  • L’adhésion au protocole d’exercice est souvent plus faible que celle à la prise d’antidépresseurs, malgré une préférence initiale pour le sport chez de nombreux patients 5.

  • Les antidépresseurs restent utiles, notamment lorsque l’activité physique n’est pas possible.

  • L’activité physique ne peut pas remplacer les antidépresseurs pour les cas sévères de dépression. Elle ne peut s’envisager que pour des troubles légers à modérés 3

Conclusion
Le sport est une aide utile face aux formes les plus légères ou modérées de la dépression, parfois comparable aux antidépresseurs, avec des bénéfices supplémentaires pour la santé physique et moins d’effets secondaires négatifs. L’idéal reste souvent de combiner les approches (psychotropes , psychothérapie, hygiène de vie dont le sport) selon les besoins et possibilités de chaque patient.


Sources :
1 https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/therapie/le-sport-plus-efficace-que-les-antidepresseurs-25089.php
2 https://www.cmaj.ca/content/196/26/E916 
3 https://neurostimfrance.com/2023/12/10/sport-ou-antidepresseur/ 
4 https://actualites.uqam.ca/2018/activite-physique-antidepresseur-naturel/ 
5 https://www.femina.fr/article/exercice-ou-antidepresseurs-une-etude-revele-que-ce-sport-est-tout-aussi-efficace-pour-traiter-la-depression 
6 https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/depression-le-jogging-aussi-efficace-que-les-medicaments_174385 
7 https://www.perf-and-fit.com/article/sport-et-antidepresseur
8 https://www.pssmfrance.fr/raphael-poulain-le-sport-peut-etre-un-antidepresseur-naturel/

Mieux comprendre la dépression

Mieux comprendre la dépression

Comprendre la dépression

La dépression est un trouble neurobiologique complexe qui touche l’#humeur, la #cognition, le sommeil et même l’immunité.

Les études d’imagerie cérébrale montrent une hypoactivité du cortex préfrontal dorsolatéral (régulation des #émotions), une hyperactivité de l’amygdale (traitement des émotions négatives) et une réduction de volume de l’hippocampe, impliqué dans la mémoire et l’humeur (Drevets et al., 2008).

▲ Elle résulte souvent d’un déséquilibre multifactoriel: vulnérabilité #génétique, stress chronique, perturbations hormonales, inflammation (Miller & Raison, 2016) ou encore carence en neurotransmetteurs comme la sérotonine et la dopamine.

Les antidépresseurs et les thérapies comme la #TCC restent les approches les plus efficaces selon les recommandations de la HAS.

En parallèle, l’activité physique régulière montre une efficacité comparable aux traitements médicamenteux légers (Blumenthal et al., 2007).

Infographie réalisée par @creapharm, texte de Fabrice Pastor

Pour aller plus loin voir le livre de ce dernier

Enfants et écrans : les bons gestes !

Les enfants et la TV

Enfants et écrans : les bons gestes à adopter dès aujourd’hui !

Les écrans sont de formidables alliés… ou mais attention au pièges.

Utilisés avec modération, ils stimulent la créativité (et pas que). Mais un usage excessif, surtout seul ou avant le coucher, peut perturber le sommeil de l’enfant et son attention.

Avant 3 ans, il est recommandé d’éviter les écrans passifs. Mais de là à les bannir…? Et après ? Accompagner, expliquer, et surtout: privilégier des activités interactives plutôt que passives!

Un enfant qui utilise les écrans pour apprendre ou créer développe davantage ses compétences cognitives que celui qui les subit. Encourager des temps d’échange familial autour des écrans aide aussi à mieux réguler les émotions et à prévenir les risques de cyberharcèlement. Et on évite les écrans durant les repas en famille !

Bref : pas d’interdits brutaux, mais des règles simples, du dialogue, ne pas y passer sa journée, et surtout beaucoup de bon sens !

Pour aller plus loin : https://ramus-meninges.fr/tag/ecrans/https://ramus-meninges.fr/tag/ecrans/

Infographie réalisée par @CLEMI

Trouble borderline et hypersensibilité : comment faire la différence ?

Borderline ? Hypersensible ? Quelques repères...🧠Trouble borderline : hypersensibilité ?

Aujourd’hui, l’hypersensibilité est devenue un terme « fourre-tout ». Tout le monde (ou presque) se dit hypersensible. Un mail un peu sec, une remarque maladroite… et bam, on se sent dévasté.

Mais est-ce que ça veut dire qu’on est borderline ?

Alors oui, l’hypersensibilité émotionnelle fait partie des caractéristiques du trouble de la personnalité borderline. Mais non, ressentir intensément ne suffit pas à poser un diagnostic.

Chez les personnes porteuses de ce trouble, l’hypersensibilité est plus qu’une émotivité forte : elle est associée à une instabilité de l’identité, une impulsivité marquée, des relations fusionnelles ou chaotiques, et un sentiment chronique de vide.

La différence ? L’intensité, la durée, et surtout les répercussions dans la vie quotidienne.

Dans le cadre du borderline, l’émotion ne redescend pas : elle envahit, déborde, et pousse parfois à l’automutilation ou à des conduites à risque.

Infographie réalisée par @lgor Thiriez, texte de Fabrice Pastor

Ajoutez du mouvement à votre vie

💡 Bougez pour une meilleure santé ! 🚴‍♀️🚶‍♂️

13 idées contre la sédentarité

Chaque petite action compte pour prévenir le diabète de type 2 et améliorer votre bien-être.
Voici quelques idées simples à intégrer dans votre quotidien :

✔️ Privilégiez les déplacements à pied ou à vélo 🚶‍♀️🚴
✔️ Sortez pendant vos pauses pour prendre l’air 🌳
✔️ Montez les escaliers plutôt que de prendre l’ascenseur 🏃‍♂️⬆️
✔️ Marchez pendant vos appels 📞🚶

Ces gestes réduisent le risque de diabète, boostent votre énergie et favorisent une vie plus longue et en meilleure santé ! 🌟

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