Quelles sont les différences entre les différentes formes de psychothérapie

 

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Les principales différences entre les formes de psychothérapie sont :

1. L’approche théorique :

Chaque thérapie se base sur une conception différente de la nature humaine et des causes des troubles psychologiques. Par exemple, la psychanalyse se concentre sur l’inconscient, tandis que les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) ciblent les schémas de pensée et les comportements.

2. Les techniques utilisées :

Les méthodes varient grandement, de l’association libre en psychanalyse aux exercices comportementaux en TCC, en passant par la méditation de pleine conscience dans les thérapies de troisième vague, dont la thérapie ACT.

3. La durée et la fréquence :

Certaines thérapies comme la psychanalyse peuvent durer plusieurs années avec des séances fréquentes, tandis que d’autres comme les TCC sont plus courtes et structurées.

4. Le rôle du thérapeute :

Il peut être plus ou moins directif selon l’approche. Par exemple, les thérapeutes humanistes adoptent une posture non-directive, contrairement aux thérapeutes cognitivo-comportementaux.

5. Le focus temporel :

Certaines thérapies comme la psychanalyse explorent le passé, les premières relations, tandis que d’autres comme les thérapies existentielles se concentrent sur le présent.

6. L’efficacité prouvée :

Les TCC, l’EMDR, la thérapie interpersonnelle et la thérapie systémique ont davantage fait leurs preuves scientifiquement que d’autres approches[5].

Malgré ces différences, toutes les psychothérapies partagent l’objectif d’aider le patient à surmonter ses difficultés psychologiques et à améliorer sa qualité de vie[2][4].

Citations :
[1] Les différentes méthodes de psychothérapie sont-elles … – Cairn https://www.cairn.info/revue-cahiers-de-psychologie-clinique-2002-1-page-189.htmhttps://www.cairn.info/revue-cahiers-de-psychologie-clinique-2002-1-page-189.htm
[2] Psychothérapies : bien les différencier pour choisir celle qui … https://www.carenity.com/infos-maladie/magazine/conseils/psychotherapies-bien-les-differencier-pour-choisir-celle-qui-convienhttps://www.carenity.com/infos-maladie/magazine/conseils/psychotherapies-bien-les-differencier-pour-choisir-celle-qui-convient-le-mieux-2390
[3] Quelle psychothérapie choisir ? | Psy n You https://www.psynyou.com/blog/therapie/quelle-psychotherapie-choisirhttps://www.psynyou.com/blog/therapie/quelle-psychotherapie-choisir
[4] 21 psychothérapies et leurs bienfaits – La Clinique E-Santé https://www.la-clinique-e-sante.com/blog/therapie-sante/psychotherapie-bienfaitshttps://www.la-clinique-e-sante.com/blog/therapie-sante/psychotherapie-bienfaits
[5] Psychothérapie : quelles sont les différentes thérapies existantes ? https://e-psychiatrie.fr/sante-mentale-paris-psy-psychiatre/psychotherapie-psychanalyse-tcc-therapie-familiale-gestalt-paris/https://e-psychiatrie.fr/sante-mentale-paris-psy-psychiatre/psychotherapie-psychanalyse-tcc-therapie-familiale-gestalt-paris/

Les biais cognitifs : comment notre cerveau nous trompe et influence notre perception du monde

Notre cerveau est une machine extraordinaire, capable d’analyser et de traiter une quantité phénoménale d’informations en un temps record.

Toutefois, il lui arrive de prendre des raccourcis et d’adopter des schémas de pensée automatiques qui peuvent fausser notre perception de la réalité. Ces raccourcis mentaux, appelés biais cognitifs, peuvent influencer notre prise de décision, nos jugements et nos interactions sociales.

Charge mentale

Dans cet article, nous vous proposons de découvrir quelques-uns de ces biais cognitifs et d’apprendre à les déjouer.

1. Le biais de confirmation

Le biais de confirmation consiste à accorder plus d’importance aux informations qui confirment nos croyances et nos opinions, tout en minimisant ou en ignorant celles qui les contredisent. Ce biais peut nous amener à prendre des décisions irrationnelles et à nous enfermer dans nos convictions, sans tenir compte d’éléments objectifs.

Pour éviter ce piège, il est essentiel de cultiver un esprit critique et de se confronter régulièrement à des points de vue opposés aux nôtres.

2. L’effet de halo

L’effet de halo se produit lorsque notre opinion globale sur une personne ou une situation influence notre perception de ses caractéristiques spécifiques. Par exemple, si nous trouvons une personne sympathique, nous aurons tendance à lui attribuer d’autres qualités positives, comme l’intelligence ou la compétence, même si nous ne disposons pas d’informations objectives pour étayer ces jugements.

Pour contrer cet effet, il est important de prendre le temps d’analyser les différentes facettes d’une personne ou d’une situation, en se basant sur des éléments concrets et vérifiables.

3. Le biais d’ancrage

Le biais d’ancrage désigne notre tendance à accorder une importance excessive à la première information reçue sur un sujet, au détriment des informations ultérieures. Ce biais peut nous amener à prendre des décisions hâtives et à sous-estimer ou surestimer la valeur réelle d’un élément.

Pour lutter contre ce biais, il est recommandé de recueillir plusieurs sources d’information et de prendre le temps de les analyser avant de se forger une opinion ou de prendre une décision.

4. Le biais de représentativité

Le biais de représentativité consiste à évaluer la probabilité d’un événement en fonction de sa ressemblance avec un stéréotype ou un modèle préétabli, plutôt qu’en se basant sur des données statistiques ou objectives. Par exemple, nous pourrions estimer qu’une personne a plus de chances de réussir dans un domaine si elle correspond au profil type des personnes qui y excellent, même si les données réelles ne confirment pas cette hypothèse.

Pour éviter ce biais, il est essentiel de se baser sur des données concrètes et de remettre en question nos stéréotypes et nos préjugés.

5. Le biais de disponibilité

Le biais de disponibilité désigne notre tendance à accorder plus d’importance aux informations qui nous viennent spontanément à l’esprit, généralement parce qu’elles sont récentes, frappantes ou répétées. Ce biais peut fausser notre perception de la fréquence ou de la probabilité d’un événement.

Pour contrer ce biais, il est important de diversifier nos sources d’information et de prendre du recul par rapport aux événements médiatisés ou aux expériences personnelles marquantes.

En conclusion,

Les biais cognitifs sont des mécanismes naturels de notre cerveau qui peuvent influencer notre perception du monde et nos décisions.

En prenant conscience de leur existence et en adoptant des stratégies pour les déjouer, nous pouvons améliorer notre capacité à analyser les situations de manière objective et à prendre des décisions éclairées.

ACT : Nommer l’esprit

Découvrez la puissance de « Nommer l’Esprit » : Une technique de thérapie ACT pour une meilleure gestion de vos pensées

Aujourd’hui, nous vous présentons une technique issue de la thérapie ACT (Thérapie d’Acceptation et d’Engagement), développée par Steven HAYES : « Nommer l’Esprit ». Cette approche ludique et efficace vous aidera à mieux gérer vos pensées et à améliorer votre flexibilité psychologique.

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Qu’est-ce que « Nommer l’Esprit » ?

« Nommer l’Esprit » est une forme de défusion cognitive qui consiste à personnifier vos pensées en leur donnant un nom.

L’objectif est de créer une distance entre vous et vos pensées, afin de les observer de manière plus objective.

Cette technique vous permet de reconnaître que votre esprit produit constamment des pensées, mais que ces pensées ne sont pas nécessairement des vérités absolues ou des ordres à suivre.

Comment fonctionne cette technique ?

Pour pratiquer « Nommer l’Esprit », il vous suffit de personnifier votre esprit en lui donnant un nom, souvent humoristique ou légèrement irrévérencieux.

Par exemple, vous pourriez l’appeler « Radio Rumination » ou « Monsieur Catastrophe ». Vous pouvez aussi, comme le fait Steven HAYES, lui donner un prénom. En nommant ainsi votre esprit, vous pourrez plus facilement observer vos pensées sans vous y identifier complètement.

Au lieu de vous laisser emporter par le flux de vos pensées négatives, vous pourrez vous dire :

« Ah, voilà Radio Rumination qui recommence ! »

Cette technique vous aide à développer le « Soi observateur« , une composante clé de l’ACT, et à voir vos pensées comme de simples événements mentaux plutôt que comme des faits.

Les étapes pour mettre en pratique « Nommer l’Esprit »

1. Choisissez un nom pour votre esprit, par exemple « le Critique » ou « le Juge ».

2. Lorsque vous remarquez des pensées négatives ou anxiogènes, dites-vous, par exemple : « Ah, c’est le Critique qui parle encore », ou simplement « Merci esprit ! »

3. Cette pratique vous aide à réaliser que vous n’êtes pas vos pensées, mais plutôt l’observateur de celles-ci.

4. Avec le temps, vous apprendrez à ne pas prendre ces pensées aussi au sérieux et à les voir comme de simples productions mentales.

Pourquoi est-il important de donner un nom à l’esprit ?

Donner un nom à l’esprit est important pour plusieurs raisons :

1. Créer une distance :
En nommant l’esprit, vous créez une séparation entre vous et vos pensées, ce qui vous permet de voir les pensées comme des événements mentaux plutôt que des faits absolus.

2. Favoriser la défusion cognitive :
Cette technique aide à se « défusionner » de ses pensées, c’est-à-dire à ne pas s’y identifier complètement. Ainsi, vous pouvez observer vos pensées sans être emporté par elles.

3. Développer le « Soi observateur »:
Nommer l’esprit renforce votre capacité à observer vos propres processus mentaux de manière détachée, une compétence clé en ACT.

4. Réduire l’impact émotionnel :
En donnant un nom souvent humoristique à l’esprit, vous pouvez réduire la charge émotionnelle associée aux pensées négatives.

5. Augmenter la flexibilité psychologique :
Cette technique permet de prendre du recul par rapport à vos pensées, favorisant ainsi une plus grande adaptabilité face aux situations difficiles.

6. Faciliter la prise de conscience :
Nommer l’esprit vous aide à reconnaître plus facilement les schémas de pensée récurrents et potentiellement problématiques.

En conclusion,

« Nommer l’Esprit » est une technique simple et efficace pour améliorer votre bien-être psychologique. En pratiquant régulièrement cette approche, vous développerez votre capacité à observer vos pensées avec plus de recul et de flexibilité, et à ne plus vous laisser submerger par les pensées négatives.

Alors, n’hésitez plus et donnez un nom à votre esprit dès aujourd’hui !

Communication Non Violente face à des Reproches

S’il est humain de ne pas toujours être aussi rationnel, ces étapes sont des guides précieux à entraîner.
Il peut être judicieux de les tester, au moins partiellement, d’abord avec quelques personnes avec lesquelles cela est moins éprouvant
S’entraîner seul à voix haute permet de se familiariser avec ces propositions à adapter…

Comment répondre de manière affirmée à une personne qui vous fait constamment des reproches ?

✅ Étape n°1 : 🧘🏻‍♀️
Ne réagissez pas impulsivement et gardez le contrôle : n’élevez pas la voix, n’utilisez pas l’ironie… restez amical et soyez confiant, c’est d’une importance capitale !
✅ Étape n°2 : 🌱
Ecoutez jusqu’au bout sans couper la parole. Laissez lui le bénéfice du doute, il pourrait vous donner l’occasion de vous améliorer.
✅ Étape n°3 : 👍🏻
Seulement si vous avez envie de répondre :
– utilisez des phrases courtes
– en parlant calmement
– et en renforçant votre interlocuteur, ne serait-ce que pour montrer l’exemple de la bienséance : « J’entends ton opinion », « J’ai compris ta manière de voir les choses et c’est bien que tu me l’ais dit ».
Suite à ça, vous pouvez clôturer la conversation à cette étape si vous ne souhaitez pas aller plus loin, sinon…
✅ Étape n°4 : 🔍
Si vous souhaitez en savoir plus, par exemple savoir si la critique est fondée ou non, utilisez les questions ouvertes (« Qu’est-ce que tu en penses ? Comment tu te sens dans ce genre de situation ? ») et la recontextualisation (« As tu un exemple à me donner ? Qu’est-ce qui t’as fait penser ça ? »)
❎ Etape n’°5 : ⛔
Ne tombez surtout pas dans le #piège de vous #justifier, de chercher à #convaincre (oui oui… même s’il s’agit de votre patron), ou encore de changer précipitamment de sujet.
✅ Etape n°6 : 🖤
Verbaliser de l’empathie envers l’autre ET envers vous-même, par exemple : « Je vois bien et je comprends que ce ne soit pas facile pour toi de vivre ça (empathie envers l’autre). Pour ma part, moi aussi ça m’affecte (empathie envers soi) »
✅ Étape n°7 : 🔧
Laisser l’autre proposer des solutions (après tout c’est lui qui est dérangé, pas vous), mais guidez le dans ce chemin car ce n’est pas automatique en lui demandant par exemple : « Comment faire d’après toi pour que ça #change ? », « A quelle #solution penses-tu ? »
✅ Étape n°8 : ⏳
Penser à se donner le #temps de la #réflexion et remercier pour cet échange : « Ecoutes, tu as bien fait de m’en parler, la #communication c’est important, je vais prendre le temps d’y réfléchir et on en reparle une prochaine fois ».
✅ Etape 9 : ⚖
Prendre le temps de décider de changer ou de ne pas changer et établir, si nécessaire, un plan d’action.
J’espère que ces outils simples de Communication Non Violente et d’affirmation de Soi changeront positivement vos réactions automatiques, vous permettront d’éviter certains pièges dans la communication et la position de victime qui en découle. Une personne toxique ou manipulatrice touche les autres sur leurs fragilités intérieures, ne tombez pas dans le piège d’en faire de même, ni de vous bafouer.
Montrez plutôt l’exemple de ce qu’est le Respect Mutuel, vous n’en sortirez que plus fort.

Théorie des cuillères et énergie

👉 La théorie des cuillères est une métaphore utilisée pour expliquer et illustrer la gestion de l’énergie physique et/ou mentale par rapport aux activités quotidiennes qu’une personne handicapée ou malade chronique doit effectuer.

Le nombre de "cuillère" = quantité d'énergie disponible pour une journée, différente selon les personnes

🥄Chaque activité du quotidien qu’une personne effectue consomme une ou plusieurs « cuillères », qui représente une unité d’énergie, sachant que les personnes ayant une fatigue chronique ne disposent pour chaque jour que d’un nombre limité de cuillères.

🥄Une personne handicapée doit choisir et sélectionner ses activités, parfois considérées comme anodines (se lever, s’habiller, faire un déplacement), en fonction du nombre de cuillères qu’il lui reste, tandis qu’une personne valide dispose d’une quantité bien supérieure de cuillères.

(texte tiré de Wikipedia)

Améliorer sa concentration (Sonia Lupien)

Se concentrer est parfois tout un défi avec les distractions qui sont toujours plus nombreuses autour de nous. La spécialiste en neurosciences Sonia Lupien s’est penchée sur la question d’une auditrice, inquiète de ses difficultés à se concentrer, mais surtout, à rester concentrée durant le travail. L’auditrice se demande notamment à quel point les réseaux sociaux ont affecté la capacité des gens à se concentrer.

Psy...Écouter le podcast :

https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/penelope/segments/chronique/474086/cerveau-sante-mentale-physique-attention-distraction

Sonia Lupien explique que c’est davantage l’évolution de la technologie que l’avènement des réseaux sociaux qui serait responsable de ces modifications.

« Les études ont montré que les nouvelles technologies ont surtout eu pour effet de fragmenter notre attention, et ce de manière presque constante. »

— Une citation de  Sonia Lupien

Sonia Lupien conseille de faire quelques expérimentations pour améliorer sa concentration, notamment en se mettant en mode « travail en profondeur ».

« Essayez 30 minutes par jour, et ensuite, observez comment vous vous sentez. Il y a plus d’avantages qu’on le croit. »

— Une citation de  Sonia Lupien

La spécialiste en neurosciences aborde également la question du repos mental en opposition aux pauses de distractions durant la journée, et pourquoi il est important de ne pas regarder ses réseaux sociaux chaque fois qu’on prend une pause durant la journée.

Quand trop penser nous gâche la vie, comment sortir de nos ruminations ?

Lien vers le podcast de France Inter :

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-du-mardi-26-mars-2024-1607836

Impossible d’y échapper, elles tournent en boucle dans notre tête, comme un hamster dans sa roue… Ces ruminations mentales qui nous agitent du matin au soir. Ces pensées qui nous prennent la tête…

Avec

On est foutu, on pense trop ! Telle pourrait être le refrain de cette émission. Mais ça veut dire quoi exactement, trop penser ? Pourquoi le règne des conjectures dans notre tête peut provoquer une surchauffe de l’esprit, un malaise plus ou moins diffus, une anxiété, une déprime ?

Et puis il y a toutes ces scénarios de la vie quotidienne que nous élaborons du réveil au coucher : « Et si je perdais mon emploi… », « j’aurais pu répondre ceci », « j’aurai pu faire cela ». Nous verrons tout de même quels sont les bienfaits de ces ruminations, mais aussi comment se forcer à ne plus penser à une chose finit par fonctionner, nous vous dirons comment adopter les meilleures stratégies anti-ruminations.

Méditation, positive attitude… Quelle sont les bonnes tactiques pour ne plus mouliner ?

Toujours plus d’informations sur les tracas du monde, l’actualité anxiogène fournissent nombre de possibilités d’y penser, un peu comme un fond d’écran désormais habituel de notre vie. Sébastien Bohler, journaliste scientifique, explique que le cerveau a justement une fonction fond d’écran car lorsqu’il n’a rien à faire, notre cerveau explore les possibles, notamment les côtés dangereux pour anticiper ce qui pourrait se passer. « Donc quand vous mettez le cerveau face à une industrie de l’information qui permet d’alimenter cette boucle, alors on part en vrilles« , il faut ainsi pour lui réfléchir à « l’articulation entre médiasphère et le fonctionnement ancestral du cerveau« .

Prédominance du Passé et du Futur

Dans la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT), la prédominance du passé et du futur est un concept central. Cela à trait aux ruminations au sujet d’expériences passées (regret, se refaire le « film », etc.), ruminations anxieuses pour notre devenir. Ces rumination nous empêchent d’être connecté au moment présent, de profiter simplement à ce qui est, avec des conséquences sur notre estime de nous-mêmes, notre capacité envers nos relations, sans parler des difficultés d’apprentissages (par manque d’attention, concentration), de fatigue accrue…

Une métaphore pour mieux comprendre :

Voilier en mer

Imaginez que vous êtes sur un bateau naviguant sur un fleuve. Ce fleuve représente le cours naturel de votre vie, avec son passé derrière vous, son présent actuel et son futur devant vous.

Le passé est comme le courant du fleuve derrière vous. Vous ne pouvez pas changer sa direction ou sa force, mais vous pouvez choisir comment vous réagissez à ce courant. Parfois, le fleuve peut être agité avec des rapides et des obstacles, représentant les défis et les souffrances que vous avez rencontrés dans votre passé. L’ACT vous invite à accepter la réalité de ce courant, à reconnaître les difficultés passées sans essayer de les changer, mais simplement en les laissant être ce qu’elles sont.

Le futur, quant à lui, est comme le cours du fleuve devant vous. Vous ne pouvez pas voir très loin en raison des méandres et des virages du fleuve, représentant l’incertitude et les possibilités de l’avenir. L’ACT vous encourage à regarder vers l’avant avec curiosité et ouverture plutôt qu’avec crainte ou anticipation anxieuse. Plutôt que de fixer votre regard sur un point précis à l’horizon, l’ACT vous invite à vous concentrer sur le processus de navigation lui-même, en choisissant les actions qui vous rapprochent de ce qui est important pour vous, peu importe les virages que le fleuve pourrait prendre.

Enfin, vous êtes debout sur le pont du bateau, dans le présent, le seul endroit où vous avez un contrôle direct. Vous pouvez sentir le vent sur votre visage, entendre le clapotis de l’eau contre la coque du bateau, et ressentir la stabilité sous vos pieds. C’est dans ce moment présent que vous pouvez exercer votre liberté de choix, en naviguant avec intention et en restant connecté à vos valeurs et à ce qui est vraiment important pour vous.

En résumé, la métaphore du fleuve dans la thérapie ACT illustre l’importance d’accepter le passé, de regarder vers l’avenir avec curiosité et ouverture, et de rester pleinement engagé dans le moment présent.

La Prédominance du Passé et du Futur Conceptualisés en Thérapie ACT

La thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) nous invite à explorer la manière dont nous interagissons avec notre passé et notre futur. Plutôt que de chercher à changer ou à effacer nos expériences passées, ou de nous perdre dans des projections futures, l’ACT nous encourage à adopter une perspective différente.

Passé : Acceptation et Perspective

Dans l’ACT, le passé est considéré comme quelque chose d’inévitable. Nous ne pouvons pas le changer, mais nous pouvons choisir comment nous y réagissons. Plutôt que de lutter contre nos souvenirs douloureux ou nos regrets, l’ACT nous apprend à les accepter pleinement avec sérénité. Cela ne signifie pas que nous devons être d’accord avec tout ce qui s’est passé, mais plutôt que nous apprenons à faire la paix avec notre histoire personnelle. En acceptant nos expériences passées, nous pouvons nous libérer de leur emprise sur notre vie présente.

Futur : Vision et Engagement

D’autre part, l’ACT nous encourage à examiner comment nous envisageons l’avenir. Plutôt que de nous perdre dans des scénarios catastrophiques ou des fantasmes irréalistes, nous sommes invités à nous engager dans des actions alignées avec nos valeurs. L’accent est mis sur la création d’un avenir fondé sur ce qui est vraiment important pour nous, plutôt que sur la peur de l’inconnu ou sur les attentes extérieures. En nous engageant activement et progressivement dans des actions qui reflètent nos valeurs, nous pouvons créer une vie plus riche et plus significative.

L’Importance du Présent : Vivre en Pleine Conscience

Finalement, l’ACT nous ramène régulièrement à l’instant présent. C’est dans le moment présent que nous avons le pouvoir de choisir nos actions et nos réactions. En pratiquant la pleine présence, nous pouvons développer une conscience plus profonde de nos pensées et de nos émotions, ce qui nous permet de faire des choix plus conscients et alignés avec nos valeurs.

En résumé, la prédominance du passé et du futur en thérapie ACT nous invite à accepter pleinement notre histoire personnelle tout en nous engageant activement dans la création d’un avenir aligné sur nos valeurs. En vivant pleinement dans le moment présent, nous pouvons y trouver la liberté d’être véritablement nous-mêmes.

L’évitement expérientiel, une tentative d’apaisement

L’évitement expérientiel en Thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT) fait référence à la tendance naturelle à éviter ou à supprimer des expériences internes désagréables, telles que les émotions négatives, les pensées perturbantes ou les sensations physiques inconfortables.

Plutôt que d’accepter pleinement et de reconnaître ces expériences comme faisant partie intégrante de la vie humaine, les personnes enclin à l’évitement expérientiel tentent souvent de les contrôler, de les supprimer ou de les éviter à tout prix.

Cette tendance à l’évitement est souvent contre-productive car elle peut entraîner une lutte inutile contre des expériences internes inévitables, ce qui peut amplifier leur impact et créer un cercle vicieux de détresse psychologique.

En ACT, l’objectif est d’aider les individus à développer une relation différente avec leurs expériences internes, en les encourageant à les accueillir pleinement, sans jugement ni résistance.

En acceptant ces expériences telles qu’elles sont et en apprenant à vivre avec elles, les individus peuvent progressivement diminuer leur lutte intérieure et s’engager davantage dans des actions alignées avec leurs valeurs.

Une métaphore pour mieux comprendre :

Imaginez que vous êtes dans un très grand palais. Chaque pièce représente une partie de votre esprit, avec ses propres émotions, pensées et sensations. Certaines de ces pièces sont confortables et accueillantes, tandis que d’autres sont sombres et effrayantes.

Palais avec nombreuses colonnes et lumière au fond, en face

L’évitement expérientiel, c’est comme si vous fermiez rapidement la porte de ces pièces sombres dès que vous les voyez, espérant ainsi les garder hors de votre conscience. Vous évitez soigneusement ces pièces, préférant rester dans les zones confortables de votre maison mentale, même si cela signifie ne pas explorer pleinement tout ce que votre esprit a à offrir.

Dans cette métaphore, l’évitement expérientiel représente cette tendance à fuir les aspects désagréables de notre expérience interne, en espérant ainsi éviter la détresse émotionnelle ou mentale. Cependant, en fermant ces portes et en évitant ces pièces, nous limitons également nos découvertes, notre capacité à comprendre pleinement nous-mêmes et à vivre une vie pleinement épanouie.

En thérapie ACT, vous apprenez à ouvrir ces portes, à explorer ces pièces sombres avec curiosité et compassion, ce qui vous permet de vous connecter plus profondément avec vous-même et de vivre plus pleinement.

Compléments :

La thérapie ACTLa défusion –  Le Soi et le PersonnageL’évitement expérientiel – …

La fusion cognitive, lorsque nos pensées nous dirigent

La fusion cognitive en Thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT) désigne un état où les individus sont totalement immergés dans leurs pensées, les prenant pour argent comptant et les laissant dicter leurs actions.

Cela crée une identification rigide avec les pensées, entraînant souvent un mal-être et limitant la capacité à agir en accord avec ses valeurs profondes.

En ACT, l’objectif est de détacher les individus de cette fusion cognitive, les aidant à observer leurs pensées avec détachement (« Acceptation ») et à agir en fonction de leurs valeurs (« Engagement ») plutôt que de leurs pensées automatiques.

Ce processus permet de cultiver la flexibilité psychologique et de favoriser un mode de vie plus épanoui et aligné avec ses aspirations fondamentales.

Une métaphore pour mieux comprendre :

Imaginez que votre esprit est une forêt luxuriante, où les pensées et les émotions poussent partout comme des plantes…

Branches mélangées, véritable obstacle

La fusion cognitive, c’est comme lorsque ces pensées deviennent tellement enchevêtrées qu’elles forment une jungle dense et impénétrable. Vous vous retrouvez piégé au milieu de cette jungle, incapable de voir au-delà des feuillages et des lianes qui obscurcissent votre vision.

Dans cette métaphore, la fusion cognitive représente cette densité, cette confusion qui peut envahir notre esprit lorsque nous sommes incapables de prendre du recul par rapport à nos pensées et émotions.

En thérapie ACT, le travail consiste à créer des chemins à travers cette jungle, à développer des outils pour tailler les lianes de la fusion cognitive afin que vous puissiez retrouver la clarté et la liberté de mouvement dans votre jardin mental.

En aidant les gens à reconnaître et à observer leurs pensées sans s’y identifier, la thérapie ACT leur offre la possibilité de naviguer à travers cette jungle mentale avec aisance, de manière à cultiver un jardin intérieur plus paisible et plus florissant.

Compléments :

La thérapie ACTLa défusion –  Le Soi et le PersonnageL’évitement expérientiel – …

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